Tour de France 2014

12 juillet 2014 08:13; Act: 12.07.2014 08:30 Print

«On va continuer de viser des victoires d’étape»

par Jean-Philippe Pressl-Wenger, Nancy - Le directeur sportif de IAM Cycling, Eddy Seigneur, a réagi à l’abandon sur blessure de son leader Mathias Frank, qui s’est fracturé le fémur vendredi à Nancy.

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L'ancien coureur pro, aujourd'hui directeur sportif, aurait préféré ne pas avoir à gérer cette situation. (Photo: Ronan Merot)

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La poisse a frappé l’équipe helvétique de plein fouet. Privée de son leader dès la 7e étape du Tour 2014, elle devra pour les deux semaines vivre la Grande Boucle à huit coureurs. Vendredi soir, peu après l’annonce de la blessure du cycliste lucernois, son directeur sportif Eddy Seigneur a bien voulu dévoiler comment l’équipe allait poursuivre dans l’épreuve.

Eddy Seigneur, que s’est-il passé avec Mathias Franck ?

- Et bien c’est une chute qui arrive malheureusement sur un grand Tour. On avait réussi à éviter les chutes jusque-là pour Mathias, mais celle-ci lui a été fatale.

Comment envisagez-vous la suite du Tour pour l’équipe IAM Cycling ?

On va continuer à chasser le même objectif que l’on s’était fixé au départ, soit une victoire d’étape. C’est clair que maintenant pour une place au général c’est plus compliqué. Mais on ne va pas changer notre façon de courir non plus. On va continuer à faire ce que l’on sait faire. Certes, c’est un coup dur, mais nous sommes une équipe qui sait rebondir. Et on va montrer à tout le monde que le Tour n’est pas fini pour nous.

Sébastien Reichenbach et Marcel Wyss, vos deux grimpeurs, n’auront plus la charge de protéger leur leader en montagne, seront-ils du même coup plus libres de leurs mouvements?

- Oui, notre objectif a toujours été qu’ils se placent bien dans une échappée ou l’autre dans les étapes de la Planche des Belles Filles ou celle de Mulhouse, par exemple. L’absence de Mathias Frank change un peu la donne, mais ça ne révolutionne pas notre façon de courir. On restera dans ce qu'on appelle une course de mouvements.

Comment allez-vous gérer, au sein du groupe, la perte d’un coéquipier ?

- Ce n’est pas facile, surtout quand il s’agit de votre leader. On avait tout axé sur Mathias. Mentalement, les gars sont logiquement touchés. Mais ils restent des coureurs professionnels qui ont pour la plupart beaucoup d’expérience. Les chutes font partie du cyclisme, sur le Tour de France aussi. On va donc continuer d’aller montrer le maillot IAM sur le devant de la course.

Attendez-vous des coureurs plus expérimentés qu’ils accompagnent un peu les plus jeunes dans ces moments-là ?

- Bon, vous savez, Sébastien Reichenbach, il est jeune. Il découvre le Tour de France, mais il s’est déjà aperçu que c’était un autre monde. J’ai aussi Jérôme Pineau qui le couvre comme il faut. Donc ça ira.