Cyclisme - dopage

04 février 2011 21:55; Act: 04.02.2011 22:40 Print

Contador s'insurge

Alberto Contador, qui encourt une suspension d'un an pour dopage, s'est insurgé vendredi contre des réglementations anti-dopage qu'il juge dignes des années 60.

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Alberto Contador s'est dit victime d'une contamination alimentaire. (Photo: AFP)

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Le coureur cycliste espagnol Alberto Contador, qui encourt une suspension d'un an pour dopage, s'est insurgé vendredi contre des réglementations anti-dopage qu'il juge dignes des années 60 et donc obsolètes par rapport aux progrès de la science.

«Aujourd'hui, les progrès de la science permettent de détecter des quantités infimes de substances qui ne peuvent ni améliorer les performances sportives ni être prises volontairement, à moins d'être entrées dans notre organisme via la nourriture que nous ingérons. C'est mon cas avec le clenbutérol», a lancé le sportif dans un communiqué sur son site.

«Mais si les avancées de la science l'ont amenée jusqu'à l'année 2011, la réglementation, elle, est restée coincée aux années 60, d'où mon délit et ma possible sanction», poursuit-il.

«Ce n'est qu'en liant les avancées scientifiques à des modifications des lois anti-dopage qu'il sera possible de parler de sport honnête et juste, comme je l'ai toujours pratiqué», souligne le coureur.

Contamination alimentaire?

Contador, 28 ans, a subi le 21 juillet 2010 à Pau (sud-ouest de la France) un contrôle antidopage positif qui a révélé des traces infimes de clenbutérol, un produit qui stimule la fonction pulmonaire et possède aussi des effets anabolisants.

Le triple vainqueur du Tour de France (2007, 2009 et 2010) s'est toujours défendu en affirmant avoir été victime d'une contamination alimentaire.

Il risque une suspension d'un an, sanction proposée par la Fédération espagnole de cyclisme, et la perte de sa victoire dans le Tour 2010.

La sanction définitive, susceptible de recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de la part du coureur mais aussi de l'Union cycliste internationale (UCI) et de l'Agence mondiale antidopage (AMA), doit être connue avant la mi-février.

(afp)