Cyclisme

08 juin 2019 10:48; Act: 08.06.2019 11:04 Print

Dauphiné: Froome se teste avant le Tour

par Sport-Center/AFP - Le Britannique se teste face à la plupart des prétendants du Tour de France dans le Critérium du Dauphiné, qui part dimanche d'Aurillac et privilégie la moyenne montagne.

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Sur le Tour, Froome aura fort à faire, même dans sa propre équipe. (Photo: Keystone/EPA)

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Répétition habituelle du Tour de France, le Dauphiné délaisse cette fois les grandes ascensions. Le col le plus haut est le Puy Mary, à moins de 1600 mètres, dès la première étape qui donne le ton à la semaine sur des routes souvent bosselées. Le parcours, densifié, s'annonce difficile jusqu'à l'arrivée huit jours plus tard dans la station valaisanne de Champéry. Assez pour attirer la plupart des candidats au podium du Tour, à l'exemple de Froome qui, en cas de quatrième succès, deviendrait le seul détenteur du record des victoires dans le Dauphiné.

«C'est difficile de dire quel est mon niveau, annonce le Britannique, quadruple vainqueur du Tour. Je n'ai pas couru récemment (dernière course, Tour du Yorkshire, 5 mai) mais j'aimerais bien me battre pour la victoire finale. Je pense que c'est un très bon parcours, bien équilibré». Si la course ne présente que deux arrivées au sommet, les deux derniers jours, elle comporte un «chrono» de 26,1 kilomètres, mercredi, à Roanne, sur une distance équivalente au contre-la-montre du prochain Tour. A l'avantage de Froome et de l'Australien Richie Porte, qui était passé près de la victoire finale voici deux ans.

Avantage aux grimpeurs

Le spécialiste de la discipline, Tom Dumoulin, se situe seulement en phase de reprise après son abandon du Giro. Le Néerlandais, deuxième du Tour l'an passé, attend surtout du Dauphiné d'être rassuré quant à l'état de son genou (problème de cartilage). Sans viser à rivaliser avec les candidats naturels au podium que sont le Britannique Adam Yates, le Danois Jakob Fuglsang (vainqueur en 2017), le Colombien Nairo Quintana, l'Irlandais Dan Martin, le Néerlandais Steven Kruijswijk ou encore les Français Thibaut Pinot et Romain Bardet.

Julian Alaphilippe, à la tête d'une équipe qui aligne également le Belge Philippe Gilbert, affirme pour sa part viser d'abord une étape pour sa course de rentrée, dans ce qu'il dit être «la dernière répétition avant le Tour». Le Français dispose d'un terrain à ses mesures, dans les étapes souvent accidentées hormis deux arrivées favorables aux sprinteurs engagés (S. Bennett, Bouhanni, Colbrelli, Cort, Greipel, Hodeg, Impey, Venturini) mardi et jeudi. Mais la principale difficulté, programmée samedi à l'arrivée aux Sept-Laux (19 km à 6,9 %), rend l'avantage aux grimpeurs.

C'est là que pourront s'étalonner Froome, puissamment épaulé (Kwiatkowski, Poels, Moscon, van Baarle), et ses rivaux. Le Britannique, qui sort de son stage d'entraînement aux Canaries, est revenu sur ses performances en retrait de 2019: «J'étais probablement un peu impatient en début de saison en Colombie et j'en ai probablement fait un peu trop.»

Tous savent qu'à cinq reprises lors des sept dernières éditions, le vainqueur du Dauphiné a gagné ensuite le Tour. «Nous aurons certainement une bonne idée de notre position à la sortie de ce Dauphiné», reconnaît Froome en se projetant déjà sur le Tour. Il retrouvera alors les deux autres leaders de son équipe, le Gallois Geraint Thomas et le Colombien Egan Bernal.

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(nxp)