Cyclisme

27 juillet 2014 21:41; Act: 27.07.2014 21:49 Print

Début d’une ère nouvelle

par Jean-Philippe Pressl-Wenger, Périgueux - Vincenzo Nibali a remporté dimanche son 1er Tour de France. Cette 101e édition n’a connu aucun scandale.

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Le Sicilien peut trinquer. Sa victoire dans la 101e Grande Boucle n'a pas fait l'ombre d'un doute. (Photo: AP)

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Etait-ce le premier Tour propre? On ose à peine l’écrire. En regard de l’histoire récente, l’ombre de la suspicion n’a pas cessé de planer sur l’épreuve. Malgré le suivi longitudinal, les passeports biologiques et les nombreux contrôles, les sceptiques continuent de se poser des questions. Vincenzo Nibali, qui avait découvert le Tour en 2008, a tenu à rappeler l’importance de ces mesures. «Depuis 2008, j’ai subi de nombreux tests, a rappelé le coureur, qui s’est toujours positionné comme un des chantres de la lutte antidopage. Et j’en suis content car sans eux, je ne serais peut-être pas là où je suis aujourd’hui.» Mais le malaise persiste.

Ce trouble a même été nourri par la capacité de Nibali à soigneusement éviter le sujet lorsqu’une interrogation précise pouvait l’emmener sur un chemin tortueux. A la simple question «Etes-vous un coureur propre?», le Sicilien a souri et répondu «qu’il était heureux de pouvoir raconter son histoire de gars du Sud qui réussit grâce à son travail».

A l’évocation du dernier Italien à avoir remporté le Tour, Marco Pantani en 1998, le «Requin» de Messine a préféré parler de la course, plutôt que de répéter qu’il apportera un de ses maillots à la famille de Pantani, une fois rentré au pays. «On ne peut pas faire de parallèles entre sa victoire et la mienne», a-t-il commenté.

Les amoureux du vélo ont envie de croire que le dopage a disparu. Et que la génération qui a grandi avec des contrôles au quotidien ne devrait pas avoir à subir la suspicion alimentée par les générations précédentes. Malheureusement, elle va devoir vivre avec encore un temps.

Kittel à la puissance quatre

Le puissant sprinter allemand s’est imposé hier lors de l’ultime étape jugée sur les Champs-Elysées. Bien emmené, Marcel Kittel a dû s’employer jusqu’au dernier mètre pour dépasser in extremis Alexander Kristoff, qui l’avait initialement surpris. L’Allemand a ainsi signé sa quatrième victoire d’étape sur le Tour 2014. Le Lituanien Ramunas Navardauskas, vainqueur vendredi à Bergerac au terme d’un impressionnant tour de force dans le final, a pris la troisième place à Paris. Durant les huit tours, le Français Jean-Christophe Péraud s’est fait une frayeur en chutant dans une portion qui semblait pourtant anodine. Plus de peur que de mal pour l’ingénieur toulousain, qui a pu terminer avec le peloton. Samedi, il avait dû faire face à une crevaison dans le contre-la-montre remporté par Tony