Tour de France

21 juillet 2014 20:13; Act: 21.07.2014 21:26 Print

Gravé dans les Roche

par J.-Ph. Pressl-Wenger, Carcassonne - Nicolas Roche dispute le Tour de France sous l’œil de son ancien champion de père, Stephen. Sans sourciller.

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Depuis le début de la Grande Boucle, le père et le fils se retrouvent parfois dans les coulisses de la course et analysent les étapes (Photo: AFP)

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Nicolas Roche a de l’humour. Lorsqu’on lui demande comment ça se passe quand il discute avec son paternel, ancien vainqueur de la Grande Boucle 1987, la réplique fuse: «Ben, on se met sur la gueule!» Le sourire qui suit permet de déceler la blague. «On ne se voit pas beaucoup, admet le coureur de 30 ans, 48e du général, qui évolue sous les couleurs de l’équipe Tinkoff-Saxo. Comme il est ambassadeur pour un sponsor, son timing est presque aussi serré que le mien. Quand on se voit, c’est un moment sympa.»

De son côté, Stephen (54 ans) ne se pose pas trop de questions sur la relation qu’il entretient avec son fiston durant le Tour. Toutefois, ça ne l’empêche pas de vivre la course par procuration. «Quand je l’ai vu attaquer dans les derniers kilomètres de l’étape vers Oyonnax, j’étais complètement fasciné. Je ne voyais plus rien de ce qui se passait autour de moi, comme dans un tunnel, a rigolé l’Irlandais, auteur du fantastique doublé Giro-Tour en 1987. Parfois, je me dis qu’il mériterait un peu plus de réussite. C’est un attaquant, il est tout le temps dans les bons coups, mais il n’a pas le palmarès qui devrait aller avec. Il attaque quand il faut et réussit de jolis numéros, reste à concrétiser.»

Quant à savoir si le papa prend l’ascendant sur l’ancien pro, tout est clair chez les Roche: «On a parfois des discussions techniques ou tactiques. Le papa, en revanche, lui demande simplement de faire attention à lui.» Stephen ne se voit pas dans le rôle de coach ou d’entraîneur, et ne veut pas donner trop de conseils à son fils. Une chose reste toutefois perceptible: la passion du vélo n’est pas près de les lâcher.