Cyclisme

16 juin 2019 18:33; Act: 16.06.2019 20:02 Print

Jakob Fuglsang: «Je rêve d'un podium sur le Tour»

par Robin Carrel, Champéry - Le Danois de 34 ans a remporté tranquillement le Critérium du Dauphiné, dimanche, à Champéry et se montre ambitieux pour le Tour de France.

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Le cador danois a frappé fort dimanche.

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Les deux grandes épreuves du World Tour de ce dimanche ont livré un verdict imparable: l'équipe Ineos est au-dessus du lot. Mais la formation Astana n'est pas loin derrière, avec la succès au général de Jakob Fuglsang sur le Dauphiné et la victoire d'étape de Luis Leon Sanchez au terme de la 2e étape du Tour de Suisse. Interview d'un Danois tranquille.

Qu'est-ce qui a changé depuis votre victoire sur cette même épreuve en 2017?

Je pense que je suis le même gars, mais deux ans plus vieux, avec plus d'expérience et une équipe plus fort derrière lui. Autrement, en course, je suis toujours le même personnage.

Astana a fait très fort cette semaine, comme depuis le début de saison. Ce sera un atout majeur pour le Tour?

Oui, clairement. C'est ça le cyclisme d'aujourd'hui. Le vélo moderne n'est plus un sport individuel. Regardez avec Sky... Enfin, Ineos. Une équipe forte est nécessaire si vous voulez faire de bonnes courses et créer des choses spéciales. Pour mettre en place des tactiques. Je crois que cette année Astana est en train de grandir avec les succès et tous les coureurs en profitent pour devenir plus fort. Ce bon début de saison a donné un sacré boost à tout le monde et encore plus de motivation pour la suite.

Samedi, il y a eu une étape folle et aujourd'hui, c'était plus calme, pourquoi?

Ca avait l'air dur à première vue dimanche, mais c'était bien plus difficile samedi en Isère. Dimanche, il y avait certes 7 cols au programme, mais c'était court et ça aurait dû être explosif. Il n'y avait pas assez de pentes impressionnantes et, du coup, on a su garder les échappés à portée, avec mon équipe. Je m'attendais à ce que ce soit plus compliqué de garder le contrôle et qu'il y ait de vrais feux d'artifices d'attaques en direction du Valais. Je suis donc assez content de la manière dont tout ça s'est déroulé.

Ce serait quoi un Tour réussi pour vous? Une épreuve où vous n'avez jamais vraiment brillé, finalement...

J'ai dû rouler pour des leaders comme Nibali, certaines fois dans le passé. Je n'y ai eu réellement qu'une bonne année et j'avais terminé 7e. Mon but est de faire mieux cette année. Je vise le top 5, pour être content à Paris. Mais tout devra bien s'imbriquer pour y arriver. Après, avec des détails qui vont dans mon sens, je pourrai viser le podium...

Astana est-elle aussi forte qu'Ineos?

Ils sont un peu au-dessus, mais sans Chris Froome, ce sera à Bernal et Thomas de jouer le général. Ils n'étaient pas là et c'est donc difficile de comparer. Mais je pense que je peux aller sur le Tour avec de la confiance, parce que mon équipe est quasiment aussi forte.

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(nxp)