Tour de France

10 juillet 2014 14:45; Act: 10.07.2014 17:49 Print

L'Allemand Andre Greipel enlève la 6e étape

Après une cinquième étape marquée par l'abandon du vainqueur 2013, Chris Froome, les coureurs de la Grande Boucle se sont élancés d'Arras (F) pour rejoindre Reims, jeudi.

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Andre Greipel célèbre sa victoire d'étape au Tour de France, jeudi. (Photo: Reuters/Jean-paul Pelissier)

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Un sprinter allemand peut en cacher un autre. Après Marcel Kittel, trois fois vainqueur depuis le départ, c'est André Greipel qui s'est illustré en remportant la 6e étape du Tour de France à Reims.

Kittel, qui avait été victime d'une chute la veille lors de l'étape dantesque sur les pavés, n'a cette fois pas été en mesure de participer à l'emballage final en raison d'une crevaison qui lui a fait perdre le contact avec la tête du peloton peu avant la flamme rouge. Cela a donc fait le bonheur de son compatriote André Greipel (Lotto), double champion d'Allemagne en titre, qui s'est montré impérial au terme de cette étape entre Arras et Reims (194 km).

Greipel a devancé le Norvégien Alexander Kristoff, encore une fois aux places d'honneur, et le Français Samuel Dumoulin. C'est la sixième victoire du coureur de 31 ans sur le Tour de France. Cette saison, celui qui est surnommé «le gorille de Rostock» a déjà accumulé 13 succès.

Pinot et Rolland piégés

Comme prévu, le classement général n'a pas subi de modification au cours de cette étape de transition. Vincenzo Nibali (It/Astana) a donc conservé le maillot jaune qu'il porte depuis Sheffield, au soir de la 2e étape. Le final a toutefois amené une cassure dans le peloton. Les grimpeurs français Thibaut Pinot et Pierre Rolland, piégés, ont perdu près d'une minute.

Après son son coup de force de la veille, Nibali s'était réveillé en position de favori, de l'aveu d'Alexandre Vinokourov qui dirige l'équipe Astana. Sans pour autant vouloir garder à tout prix le maillot jaune. «Plus de deux semaines jusqu'à Paris, c'est long», reconnaissait l'ancien coureur au départ d'Arras. «On verra en fonction des circonstances. Mais je pense que les équipes des sprinteurs voudront contrôler».

Nibali en patron

Le scénario a donné raison au champion olympique 2012. Derrière l'échappée de quatre coureurs (Gérard, Leezer, Maté, J. Pineau), la formation de Kittel a conduit la poursuite, interrompue brièvement par... Nibali. Des chutes collectives qui ont abouti à plusieurs abandons et à quelques blessures (Sagan et Navarro notamment) ont amené le porteur du maillot jaune à intervenir, en patron. Il a demandé aux hommes de Kittel de ralentir l'allure pour permettre le retour des coureurs retardés par les chutes avant que la course reprenne ses droits.

Dans l'affaire, l'Espagnol Alberto Contador a perdu l'un de ses équipiers, l'Espagnol Jesus Hernandez, qui fait partie de sa garde rapprochée. En revanche, le champion de France Arnaud Démare, pris dans la première chute collective, a pu repartir avant d'être distancé en fin de parcours.

Sous la flamme rouge, le Polonais Michal Kwiatkowski, malchanceux la veille, a tenté sa chance. Mais il a été débordé dans les derniers hectomètres de la longue ligne droite finale (1100 m), pour le profit de Greipel. Depuis ses débuts en 2011, l'athlétique Allemand a gagné au moins une étape à chaque fois qu'il est venu sur le Tour.

Vendredi, la 7e étape conduira le peloton d'Epernay à Nancy. Avec 234,5 km, ce sera la plus longue de cette édition 2014 de la Grande Boucle. Une nouvelle arrivée au sprint semble probable.