Tour de France

13 juillet 2014 14:54; Act: 13.07.2014 18:05 Print

L'Allemand Tony Martin remporte la 9e étape

L'Allemand Tony Martin a remporté la 9e étape du Tour de France à Mulhouse en solitaire avec 2'45'' sur un groupe réglé par Fabian Cancellara. Gallopin en jaune.

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Sans craindre la longue distance le séparant de Mulhouse, l'Allemand a livré un très long effort solitaire, de plus d'une heure, pour signer son premier succès dans une étape en ligne du Tour. (Photo: AFP/Jeff Pachoud)

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Quelques heures avant la finale de la Coupe du monde à Rio, Martin a fait briller les couleurs de l'Allemagne, déjà hissées par Marcel Kittel (trois étapes au sprint) et Andre Greipel.

Les favoris du Tour se sont observés dans ce deuxième volet du triptyque des Vosges, à l'exemple de l'Italien Vincenzo Nibali, en tête du classement général au départ de Gérardmer, et de l'Espagnol Alberto Contador, à la veille du rendez-vous de la Planche des Belles-Filles.

Les attaquants ont mis à profit les rugosités du parcours pour chambouler (provisoirement) la hiérarchie. Au bénéfice de Tony Gallopin, héritier d'une grande famille de cyclistes. Son père Joël a couru chez les pros à la fin des années 1970 (son oncle Guy aussi) et son oncle Alain a fait carrière en tant que directeur sportif.

A 26 ans, le Français a endossé son premier maillot jaune, significatif des progrès de ce coureur longtemps cantonné au registre des classiques (vainqueur de la Clasica San Sebastian 2013).

Autre grand bénéficiaire du jour, Pierre Rolland (tout comme Machado) a repris 5'01'' aux hommes du classement général, au terme des 170 kilomètres de cette étape propice aux offensives en raison de son relief (six ascensions au total).

Dès le col de la Schlucht, à la sortie de Gérardmer, les attaquants se sont montrés. L'Italien Alessandro de Marchi et l'Allemand Tony Martin ont fini par trouver l'ouverture au 15e kilomètre pour entamer une longue aventure.

Derrière eux, un groupe de 28 coureurs dont un Fabian Cancellara, motivé, a mené la chasse et a pris d'autant plus facilement le large que dix-huit des vingt-deux équipes en lice étaient représentées et que la formation Europcar, comptant cinq éléments dans cette contre-attaque, a assuré longtemps le travail pour son chef de file (Rolland).

A l'avant, sur les premières pentes du Markstein (1re catégorie), Martin a accéléré pour décrocher De Marchi... à 59 kilomètres de l'arrivée. Sans craindre la longue distance le séparant de Mulhouse, le numéro un mondial du "chrono" a livré un très long effort solitaire, de plus d'une heure, pour signer son premier succès dans une étape en ligne du Tour.

"Une journée géniale", a commenté l'Allemand domicilié dans le canton de Thurgovie, au gabarit de rouleur (1,86 m pour 75 kg), déjà vainqueur de deux contre-la-montre du Tour, à Grenoble en 2011 et au Mont-Saint-Michel en 2013. Mais il a aussi montré l'étendue de son registre en gagnant des courses d'une semaine, entre autres Paris-Nice (en 2011).

Limité en haute altitude, Martin passe bien la moyenne montagne, tel le Grand Ballon (1336 m). Cette fois, il a basculé au sommet, à 43 kilomètres de la ligne, avec près de trois minutes d'avance sur le groupe de poursuite et a conservé la quasi-intégralité de son avance pour créditer son équipe Omega Pharma d'un deuxième succès (après Matteo Trentin vendredi à Nancy).

Derrière lui, Gallopin a relancé l'allure dans la descente vers la plaine d'Alsace. Il a été aidé dans la partie finale par d'autres coureurs intéressés à distancer le peloton (Gautier pour Rolland, Machado) avant que le Suisse Fabian Cancellara règle le groupe pour la deuxième place.

Au classement général, Gallopin se retrouve nanti d'une avance de plus d'une minute et demie sur Nibali avant la plus dure étape des Vosges. Pour l'Essonien, félicité par sa compagne Marion Rousse (ex-championne de France de cyclisme) à l'arrivée, c'était la fête avec un jour d'avance sur le 14 juillet.

(ats)