Tour de France

17 juillet 2014 21:22; Act: 17.07.2014 21:28 Print

L’évolution du vélo dope les budgets

par J.-Ph. Pressl-Wenger, Bourg-en-Bresse - L’argent investi dans les équipes varie énormément. Et les résultats ne sont pas toujours à la hauteur.

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Sylvain Chavanel a montré le maillot durant cette Grande Boucle. (Photo: AFP)

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Au départ de la 12e étape, les dossards jaunes qui désignent les leaders au classement par équipes étaient fixés sur les maillots des coureurs AG2R La Mondiale, et pas sur ceux des riches écuries. Ce classement par équipes est établi grâce à l’addition des trois meilleurs temps individuels de chaque formation, dans chaque étape. «Notre classement ne me surprend pas, car nous y aspirons depuis quelques années, explique Vincent Lavenu, manager chez AG2R. On a d’ailleurs remporté le Giro 2014.»

Le budget de l’équipe tricolore ne fait pas partie de poids lourds (voir ci-contre). Toutefois, les choses ont beaucoup évolué. «Comme dans les autres sports, remarque Lavenu. C’est une conséquence actuelle du professionnalisme. Mais le cyclisme reste raisonnable par rapport au foot ou au rugby. Et le retour sur investissement est incomparable.»

A budget différent, objectif différent. Manager chez IAM Cycling, Serge Beucherie en sait quelque chose. «On fait avec nos moyens, on a toujours dit que le vainqueur du Tour n’était pas chez nous, sourit-il. Mais les investisseurs veulent de la visibilité. Tinkoff ou Sky s’y emploient en gagnant. Nous, on le fait en animant la course.»

Les principaux bénéficiaires de l’augmentation des budget restent les coureurs. Les salaires annuels dans le peloton oscillent entre 36 500 francs et plusieurs millions. Il se murmure même que l’Espagnol Contador toucherait, sans primes ni contrats publicitaires, 3,4 millions de francs. Le Britannique Froome serait même encore au-dessus. Les deux ont quitté le Tour 2014 après de lourdes chutes.