Cyclisme

17 avril 2019 14:36; Act: 17.04.2019 15:36 Print

Le TdR 2019 est un condensé de grand Tour

par Robin Carrel, Morat - La boucle romande a été dévoilée mercredi à Morat. L'édition de cette année s'annonce nerveuse. Richard Chassot nous présente son bébé.

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(Photo: Keystone)

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Dès le 30 avril, les routes romandes seront envahies par des têtes d'affiche comme Buchmann, Pozzovivo, Viviani, Evenepoel, Kangert, De Gendt, Meintjes, Kruijswijk, Spilak, Zakarin, Rosa, Betancur, Rui Costa, Anacona, le tenant du titre Roglic et le vainqueur du dernier Tour de France Thomas. Les Suisses y seront aussi à l'honneur, avec Frank, Dillier, Küng, Reichenbach, Morabito, Frankiny, Wyss, Albasini, Mäder, Bohli et une équipe de Suisse pour la première fois depuis des lustres.

Le Tour de Romandie est comme souvent un condensé des difficultés que le peloton affrontera lors des boucles de trois semaines plus tard dans la saison. Petit résumé de ce qui attend les coureurs par Richard Chassot, le directeur de l'épreuve.

Prologue à Neuchâtel: «C'est un chrono spectaculaire et pas trop long. Une bonne mise en route, avec la présentation des équipes et des coureurs. Mais il est aussi important sportivement, car le Tour de Romandie peut se jouer à quelques secondes! Deux petites ascensions sont au programme et elles peuvent faire mal. Il y aura un passage dans la Vieille Ville pour les 40 ans de la zone piétonne. Attention aux pavés... Ce tracé demande de la puissance et de la technique.»

1re étape, Neuchâtel – La Chaux-de-Fonds: «Il y aura la présentation des coureurs sur le port de Neuchâtel. Ensuite, on part sur une étape très accidentée, pour ne pas dire plus. On est presque sur une étape de montagne. Le tracé sera très sélectif, avec la montée de Mauborget et un final en boucle, avec deux passages sur le Pod. Cette arrivée à La Chaux-de-Fonds est connue et reconnue... On s'attend à ce qu'un coureur costaud prenne le maillot. On a pris l'habitude de faire des étapes relativement courtes, toujours moins de 200 km, pour rendre l'épreuve plus dynamique.»

2e étape, Le Locle – Morges: «C'est une étape pour les sprinters. Même si c'est difficile en début d'étape... On repasse par La Chaux-de-Fonds, puis c'est ensuite assez facile avant le Mollendruz. Ce dernier ne devrait pas poser de problèmes aux sprinters, si loin de l'arrivée. Pour une fois, on a décidé de faire une arrivée à Morges, qui était plus souvent un point de départ. Ca va amener quelques difficultés d'arriver là-bas en fin d'après-midi, mais bon, même quand on n'est pas là il y a toujours des bouchons. Là, il y en aura peut-être juste un peu plus... Le circuit final sera assez extraordinaire.»

3e étape, Romont – Romont: «C'est un parcours pour baroudeurs, un peu comme les Classiques ardennaises. Elle sera déroulera autour de Romont, qui est une fidèle ville-étape. C'est une boucle, comme on le fait souvent le vendredi du Tour de Romandie, quand il n'y a pas de contre-la-montre. C'est intéressant pour le public, qui peut voir les coureurs passer plusieurs fois. Le concept n'est pas nouveau, mais est intéressant et c'est une formule qui nous plaît bien. Mais le TdR doit aussi traverser la Romandie... Il y aura trois boucles différentes et pas un mètre de plat! C'est propice à une échappée, mais c'est dur.»

4e étape, Lucens – Torgon: «La traditionnelle étape de montagne! Elle est extrêmement difficile, c'est ce qu'on veut. Elle arrive en altitude, on essaie de faire des arrivées au sommet quand c'est possible. Là, on a eu l'opportunité d'aller à Torgon, où ça faisait 40 ans qu'on était pas revenus. Il n'y a pas d'énormes pourcentages sur cette montée, mais il y a de nombreux virages, c'est tout en relance. Un mini Alpe d'Huez. On part de Lucens et on commence direct avec des ascensions. Ensuite le Jaun, les Mosses... Il y aura une descente rapide sur Aigle (avec passage devant l'UCI) avant ce col inédit, qui n'a jamais eu d'images télés.»

5e étape, contre-la-montre à Genève: «Le chrono est quasiment plat. C'est un contre-la-montre pour vrai rouleur, contrairement au prologue. On a voulu attirer les rouleurs, qui passeront un vrai test sur 17 kilomètres, avant les grands tours. Il y a quelques faux-plats, mais c'est quand même un peu technique, parce qu'on est en ville. C'est la première fois qu'un tracé nous a été conseillé par la Gendarmerie. Les grimpeurs devront faire la différence avant, ça va les obliger à sortir, parce que sur cette distance, de gros écarts sont possibles.»

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(nxp)