Tour de France

14 juillet 2014 22:30; Act: 14.07.2014 21:06 Print

Le Tour de France a été décapité

par Jean-Philippe Pressl-Wenger, la Planche des Belles Filles - Froome avait abandonné il y a 6 jours. Hier, la Grande Boucle a perdu sur chute son autre favori: Contador.

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Vincenzo Nibali a retrouvé son bien, au terme d'une belle chevauchée finale. (Photo: Keystone/AP/Peter Dejong)

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Tout se passait parfaitement pour l'Espagnol dans l'étape d'hier, entre Mulhouse et la Planche des Belles Filles. Mais dans la descente du Petit Ballon, il a lourdement chuté. Après plusieurs minutes de soins, il s'est remis en selle. Le «Pistolero» s'est accroché, a serré les dents, mais la douleur était trop forte. Après une demi-heure de torture, Alberto Contador a jeté l'éponge. «C'est tragique, a commenté Bjarne Riis, son manager. Alberto était dans la forme de sa vie et nous avions les yeux rivés sur le ­podium à Paris.»

En soirée, les premiers examens radiologiques ont décelé une fracture du plateau tibial droit. Si cette blessure n'implique pas de complications, elle pourrait néanmoins nécessiter une intervention chirurgicale. Contador est resté avec son équipe hier soir. «Il retournera à Madrid demain (ndlr: aujourd'hui)», a encore glissé le manager de l'équipe Tinkoff .

Touchés par la malchance du Madrilène, ses adversaires ont regretté son abandon. «C'est dommage, mais c'est comme ça, a déclaré Fränk Schleck, fataliste. J'ai été dans cette situation lorsque je m'étais cassé la clavicule. Personne n'aime obtenir des résultats en raison de la blessure d'un adversaire.» De son côté Tejay van Garderen s'est montré «absolument désolé», tout en rappelant que les chutes «font partie du cyclisme.»

Secoué, le peloton profitera aujourd'hui d'un jour de repos à Besançon pour se remettre de ses émotions et des gros efforts consentis durant ces dix premières étapes.


Il n'y a plus qu'un seul patron

Bien aidé par ses coéquipiers durant la majorité de l'étape, Vincenzo Nibali a reconquis avec panache le maillot jaune qu'il avait laissé au Français Tony Gallopin pour le 14 juillet. Sur les pourcentages infernaux du final de Haute-Saône, qui avaient vu Chris Froome réussir une démonstration en 2012, l'Italien a fait un récital. En l'absence du Britannique et de Contador, Nibali a confié ses regrets. «Je m'étais préparé pour des duels contre eux en entraînant notamment les changements de rythme en montagne après le Dauphiné, a déclaré le Requin de Messine. C'est dommage qu'ils ne soient plus là. Mais j'avais déjà de l'avance au général avant qu'ils n'abandonnent», a-t-il encore ajouté, craignant que son mérite soit minimisé.


Twitter -> @JPPresslWenger