Tour de France

23 juillet 2014 08:44; Act: 23.07.2014 11:06 Print

Léger et rigide, le carbone s'impose presque partout

par Jean-Philippe Pressl-Wenger, Saint-Lary - En montagne, lorsqu’il s'agit de gravir plusieurs cols comme lors de la 17e étape à suivre en live sur 20minutes.ch dès 13h30, chaque gramme compte.

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Dans le Port de Balès, l'Espagnol Alejandro Valverde a pu compter sur une bicyclette la plus légère possible. (Photo: Keystone/AP/Christophe ena)

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Les vélos utilisés par les coureurs professionnels ont évolué rapidement, tant au niveau de la forme, de la structure que des matériaux utilisés. Aujourd’hui, tous sont en carbone, roues comprises. Ultralégère, rigide, cette matière fait l’unanimité dans le peloton.

Engagée dans la bonne échappée mardi avant de craquer dans le Port de Balès, Michael Albasini apprécie sa monture, même si elle coûte entre 10'000 et 12'000 francs. «Alors ça, ça m’est égal ! Ce n’est pas moi qui paie, plaisante le Thurgovien d’Orica-Greenedge. Avec l’arrivée du carbone, il n’y a quasiment que des points positifs. Le seul désavantage concerne les freins. Cela ne fonctionne pas toujours, surtout lorsqu’il pleut. Parfois, on veut freiner, mais il ne se passe rien.»

Autre désavantage des nouvelles structures, les vibrations restent importantes lorsque le revêtement de la route n’est pas des plus lisse. «Mais je ne sais pas si c’est beaucoup plus qu’avant, enchaîne Albasini. Je n’arrive presque plus à me souvenir des anciens vélos.»

Malgré ces avancées technologiques, les vélos sur le Tour de France ne peuvent pas peser moins de 6,8 kg. Certains coureurs doivent donc lester leur bicyclette pour répondre aux normes imposées par la compétition.

Inconfortable mais précis

Durant la première semaine de course, certaines voix s’étaient élevées pour mettre les nombreuses chutes sur le dos des cadres et des roues en carbone. «Non, ça n’a aucune influence, balaie Nicolas Roche. Les coureurs sont les premiers responsables. Ils prennent de plus en plus de risques et respectent de moins en moins les règles élémentaires, détaille l’Irlandais de l’équipe Tinkoff-Saxo. Tout le monde se bat pour entrer dans des trous de souris. A force de repousser les limites, on tombe. Si vous regardez bien, ce sont très souvent les mêmes qui sont par terre.»

Roche reconnaît toutefois que si le confort a diminué, le plaisir à conduire le vélo est absolument sans pareil. «C’est exceptionnel ! Dans les virages, ça a une précision inégalable, s’extasie-t-il. Avant les cadres se pliaient légèrement, ce qui rendaient les trajectoires plus aléatoires. Il y avait une déformation, qui a disparu avec le carbone.» Finalement, la seule chose qui n’a pas changé, c’est qu’il faut toujours pédaler pour avancer.