Tour de France

26 juillet 2014 17:58; Act: 26.07.2014 18:11 Print

Les Français ont tenu bon dans le chrono

par Jean-Philippe Pressl-Wenger, Périgueux - Le contre-la-montre entre Bergerac et Périgueux (54 km) a livré son verdict. Il y aura deux coureurs français sur le podium final dimanche à Paris.

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Grâce à une superbe performance chronométrée, Jean-Christophe Péraud s'est assuré la deuxième place du classement général derrière l'Italien Vincenzo Nibali. (Photo: Keystone/AP/Peter Dejong)

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Toute la France du vélo attendait ça depuis 1984. Il y a trente ans, Laurent Fignon avait remporté le Tour en devançant son meilleur ennemi, le Breton Bernard Hinault. Si la victoire finale n’échappera pas à l’Italien Vincenzo Nibali, les Tricolores Jean-Christophe Péraud (2e au général) et Thibaut Pinot (3e) ont vaillamment obtenu leur place sur l’estrade. Vice-champion olympique de VTT en 2008 à Pékin, Péraud (37 ans) s’est toutefois fait une frayeur en devant changer de vélo à un peu plus de 20 km de la ligne en raison d’une crevaison. Trop ému pour répondre aux questions une fois l’arrivée franchie, l’ingénieur établi près de Lyon a tout de même plaisanté en donnant rendez-vous aux journalistes «dans un mois, pour l’interview».

Pinot, le Franc-comtois de 24 ans, avait encore de la peine à réaliser. «La course se termine une fois la ligne de la dernière étape franchie, donc on verra demain, a souri le coureur de la FDJ.fr. Mais je verrai ça demain. J’irai une fois sur le podium avec le maillot blanc de meilleur jeune et une autre fois pour la 3e place du général, et ça c’est autre chose… »

Il s’en est même fallu de très peu qu’un troisième Français n’entrent dans le top 5. Romain Bardet, malheureusement victime d’une crevaison en fin de parcours, a dû céder sa cinquième place pour deux secondes à l’Américains Tejay Van Garderen (BMC).

Valverde sombre, Nibali brille

Grand battu du jour, l’Espagnol Alejandro Valverde s’est complètement effondré. Le leader de la Movistar, qui avait déjà laissé entrevoir des signes de fatigue dans les étapes Pyrénéennes, n’avait pas les jambes pour régater contre des Français qui se sont élancés le couteau entre les dents.

Loin de gérer quoi que ce soit, le maillot jaune Vincenzo Nibali n’a pas eu à forcer son talent pour une nouvelle fois prouver qu’il était au-dessus du lot. Face aux spécialistes du contre-la-montre, le Sicilien, 4e de l’étape, n’a pas lâché grand-chose puisqu’il n’a concédé que 1’58’’ au vainqueur de ce chrono : le champion du monde de la spécialité, l’Allemand Tony Martin.