Cyclisme

29 avril 2019 23:15; Act: 30.04.2019 13:56 Print

Mathias Frank à la relance

par Robin Carrel - Blessé sur Paris-Nice, le Suisse de l'équipe AG2R doit se «refaire la cerise». Le Tour de Romandie tombe à point nommé.

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Le Lucernois peut une fois n'est pas coutume jouer sa carte cette semaine. (Photo: Keystone)

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Le Lucernois de 32 ans avait passé un bon hiver et commencé la saison sur un rythme qui lui plaisait. Puis, au mois de mars, sur Paris-Nice, c'est la chute dans le descente d'un col lors de l'avant-dernière étape en direction du Col du Turini, dont les pilotes de rallyes connaissent par coeur les virages et leur dangerosité. Mais pas de quoi gamberger, pour Mathias Frank.

«J'y ai subi un traumatisme crânien et ça m'a pris un peu de temps pour récupérer, a-t-il dit avant d'entrer en lice mardi sur le Tour de Romandie. Ça fait peur sur le moment, car j'avais heurté un caillou avant de tomber. Ça peut arriver, ce sont les dangers du sport. Ça n'était pas une erreur de ma part, donc il n'y avait pas de quoi se prendre la tête avec ça...»

Le coureur a tout de même dû se soigner, avant de reprendre le chemin de l'entraînement. Il a recommencé à fréquenter les pelotons au début avril, au Tour du Pays Basque, avant de terminer honnête 38e sur La Flèche Wallonne. «Ça m'a retardé dans ma préparation, parce que j'ai mis un peu de temps à récupérer, a-t-il maugréé lundi, à son hôtel situé sur les Hauts de Lausanne. Mais il est important de laisser faire les choses... Je me suis bien entraîné depuis et les saisons sont longues, finalement. Aujourd'hui, si tu manques une semaine, dix jours ou plus, ce n'est pas très grave.»

Équipier de luxe

Le voilà donc de retour en Romandie, avec un statut d'électron libre qu'il n'a plus que rarement dans sa formation française, lui qui est devenu un équipier de luxe pour Romain Bardet notamment, sur les grands tours. «Du coup, comme pour l'équipe, le Tour de Romandie est un bel objectif, a-t-il avoué. Si je vais essayer de jouer une belle place au général? Difficile à dire maintenant. Les 2e et 4e étapes sont déjà très toniques et il faudra voir comment ça se passe après le prologue. Mais pourquoi pas tenter ma chance... Pas de loin, mais dans un final difficile.»

D'ici-là, Mathias Frank va apprécier le fait de ne pas avoir à faire sa valise tous les matins. Car sur ce TdR, il est possible de laisser ses habits au chaud dans la même chambre d'hôtel tous les soirs. «On n'a pas l'habitude de ça et c'est top! En plus, c'est un bel établissement (ndlr: la formation AG2R est logée à Aquatis). C'est bien la Suisse, pour ça, c'est petit! Et la Suisse Romande encore plus.»

Par contre, le revers de la médaille en Romandie à cette époque de l'année, c'est que la météo joue souvent des tours aux organisateurs. «Ça, par contre, on a presque l'habitude d'avoir de la neige ici», s'est-il marré. Ce sera peut-être un peu moins rigolo pour tous les cyclistes potentiellement transis de froid samedi, du côté de Torgon...

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(nxp)