Cyclisme - Tour de France

23 juillet 2019 09:04; Act: 23.07.2019 09:04 Print

Plongée dans la folie des Pyrénées

par Robin Carrel, Foix - Un Tour de France n’est pas une Grande Boucle sans son passage redouté dans le massif pyrénéen. On a envahi les cols pour vous.

Des images attrapées au vol et avec l'obligatoire et emblématique Yvette Horner à l'accordéon.
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Si vous suivez un peu le vélo, le Col de Peyresourde, la Hourquette d'Ancizan, le Col du Soulor, le Tourmalet ou encore le Port de Lers, ça vous parle forcément. Les autres en ont peut-être entendu parler entre deux siestes, l’été, avec la RTS 2 allumée en fond sonore. Pour les coureurs, c’est un des grands moments de leur carrière.

Les Pyrénées, ce sont les Français, bien entendu, mais aussi les Belges, les Anglais ou les Néerlandais, les Australiens et les Allemands, montés plusieurs jours avant pour poser le camping-car. Ce sont aussi des centaines, des milliers de personnes qui grimpent le jour, des fois en voiture, tôt le matin quand c’est possible, ou tout simplement à vélo. Au Tourmalet, les plus malins ont même pu aller au sommet en télésiège.

Mais dans ce coin de pays tout proche de l’Espagne, on croise aussi énormément de Basques. Et ceux-là, ils créent une ferveur dans les cols comme personne. Samedi, l’arrivée au sommet leur a permis d’évacuer un peu de leur frustration, eux qui n’ont plus d’équipe cycliste au plus haut niveau depuis quelques années.

Quand vous passez la journée entre la caravane et les coureurs, ou même au milieu de la première, c’est un monde fascinant à découvrir. Dans tous les villages et alentours, le mur de spectateurs est compact. De nombreuses localités en profitent pour organiser de vraies fêtes. Ensuite, dans les cols, c’est l’invasion. Si le début du Soulor, samedi, était tranquille car difficile d’accès, l’entière montée du Tourmalet était baigné dans la folie.

Il y a de tout. Des grands-parents en goguette, des familles qui pique-niquent, des gamins qui foncent têtes baissées sur le moindre gadget, des bandes de potes qui picolent toute la journée et ne se rappelleront sans doute pas du résultat de l’épreuve le lendemain… Et cette question lancinante, quand on est au milieu de cet univers parallèle: comment ça se fait qu’il y ait si peu d’accidents? C’est aussi un des petits miracles du Tour de France et c'est fabuleux à vivre de l'intérieur.

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