Tour de France

25 juillet 2014 18:12; Act: 25.07.2014 18:17 Print

Première d'ores et déjà réussie pour IAM Cycling

par Jean-Philippe Pressl-Wenger, Bergerac - Avant le contre-la-montre de samedi, l’équipe suisse peut déjà tirer un bilan positif de sa première Grande Boucle, malgré la blessure de Mathias Frank.

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Sylvain Chavanel a beaucoup donné pour montrer le maillot à l'avant de la course. Il s'élancera dans le contre-la-montre de samedi avec son maillot de champion de France de la spécialité. (Photo: Keystone/Nicolas Bouvy)

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Malgré la perte prématurée de son leader Mathias Frank, l’équipe mise sur pieds en 2012 par Michel Thétaz ne s’est pas cantonnée au rôle de figurante. S’il n’y a pas eu de victoire d’étape jusqu’ici, le bilan de ce premier Tour de France reste positif. Les coureurs se sont souvent montrés aux avant-postes. Que ce soit Martin Elmiger, Sylvain Chavanel, Jérôme Pineau ou dans une moindre mesure Roger Kluge et Marcel Wyss, tous ont offert une certaine visibilité aux sponsors de l’équipe. «On a tous besoin de cette visibilité, a détaillé Beucherie. Un partenaire ne fait pas tout ça pour rien, il ne communique pas juste parce qu’il aime le vélo. Il veut faire connaître sa marque», a conclu l’expérimenté technicien français.

Pour l’instant, il s’agit encore de préparer au mieux le contre-la-montre individuel qui se courra samedi entre Bergerac et Périgueux sur 54 kilomètres. Et qui sait ? IAM compte dans ses rangs Sylvain Chavanel, un spécialiste du chrono. Depuis trois ans, il rafle le titre national en France. Cette année, il a conquis son sixième titre de champion de France du contre-la-montre. Du coup, une victoire du natif de Châtellerault constituerait une superbe touche finale au premier Tour de la formation helvétique.

Les téléphones bourdonnent

La façon professionnelle de gérer la course et ses événements contraires, la blessure de Frank notamment, a donné à IAM Cycling l’image d’une équipe que l’on prend au sérieux au sein du peloton. «C’est sûr que comme nouveaux venus, on nous attendait, a résumé Serge Beucherie, le manager de l’équipe. Mais on a prouvé qu’on avait notre place dans un peloton du Tour de France.» Et cela va si loin que les téléphones des responsables crépitent inlassablement. «Oui, on a des demandes d’agents qui tentent de placer leurs coureurs, mais c’est maintenant que se gèrent les transferts. Donc c’est normal», a ajouté Beucherie. Mais comme le statut de l’équipe a évolué positivement après les bonnes prestations sur le Tour, les dirigeants tiendront le couteau par le manche lorsqu’il s’agira de renforcer le groupe pour la saison suivante. «Les gens peuvent se rendre compte que tout le monde au sein de l’équipe, à tous les niveaux, fait du boulot sérieux et de haut niveau», a conclu le Français.