Soupçonné de dopage

12 mars 2011 15:38; Act: 12.03.2011 15:48 Print

Ricardo Ricco: «Le cyclisme me fait vomir»

Le cycliste italien Riccardo Ricco maintient ne pas s'être dopé. Il affirme ne plus vouloir revenir sur le circuit.

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Ricardo Ricco est soupçonné de dopage. (Photo: AFP)

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L'Italien Riccardo Ricco, hospitalisé d'urgence le 6 février pour un malaise dû à une mauvaise autotransfusion, selon ses médecins, ne reconnaît pas s'être dopé. Il annonce qu'il ne reviendra plus dans le cyclisme, qui le «fait vomir», a-t-il dit à la «Gazzetta dello sport» de samedi.

«Ce n'est pas un cas de dopage, je n'ai pas été reconnu positif, mais on m'a déjà jugé, a dit Ricco, 27 ans. La sentence, vous l'avez déjà prononcée vous (les journalistes, ndlr).»

Admis d'urgence à l'hôpital de Pavullo pour un blocage rénal (rétention urinaire) qui a d'abord fait craindre le pire à son entourage, Ricco avait avoué à un médecin s'être injecté son propre sang, qu'il conservait dans son frigo depuis 25 jours, selon un médecin.

«J'ai tourné la page»

«Ce sont des phrases inventées, a affirmé le cycliste au quotidien sportif. Ils disent que j'ai parlé, mais moi je ne me souviens de rien». Il a expliqué n'avoir de souvenirs qu'à compter du «jour suivant» son hospitalisation.

«Ils m'ont sauvé la vie? Vraiment pas, a répliqué Ricco. Ils n'avaient rien compris là-bas (à Pavullo), heureusement que j'ai été transféré à (l'hôpital de) Baggiovara.»

Désormais Ricco va mieux. «Je n'ai plus de problème de santé, a-t-il dit, et je refais même du vélo. Mais je ne veux plus recourir. Pour rien au monde. J'ai tourné la page, le monde du cyclisme me fait vomir, tous ceux qui y sont me dégoûtent». Il avait été durement critiqué pour avoir rechuté.

Ricco, déjà suspendu 20 mois pour dopage en 2008, risque une suspension à vie et de 3 mois à 3 ans de prison. Il a été licencié par son équipe, Vacansoleil.

«L'important est d'avoir la conscience tranquille. Le cyclisme ne me manque pas, a-t-il ajouté. Je vais faire barman, ça m'a toujours plu. Je préfère être ouvrier à mille euros (que coureur professionnel), il y a moins de soucis».

«J'ai gagné des étapes du Tour et du Giro, pour moi je les ai vraiment gagnées, mais il n'y a pas que le vélo dans la vie», a-t-il conclu.

(ats)