Tour de France

12 juillet 2014 12:34; Act: 12.07.2014 12:40 Print

Richard Virenque apprécie sa nouvelle vie

par Jean-Philippe Pressl-Wenger, Gérardmer - L’ancien coureur français, qui a mis un terme à sa carrière professionnelle il y a dix ans déjà, se sent comme un poisson dans l’eau dans son rôle d’ambassadeur.

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L'ancien grimpeur de chez Festina fait le bonheur des amateurs d'autographes dans les villages de départ du Tour. (Photo: Source: Facebook)

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Alors que le Tour attaque les premières pentes des Vosges samedi, il était temps de donner la parole à un grimpeur d'expérience. A 44 ans, Richard Virenque n’a rien perdu de sa gouaille. Rencontré dans un village de départ, il se réjouit chaque année de revenir sur la Grande Boucle, que ce soit comme consultant pour une télévision ou comme ambassadeur de la marque de super-marché qui sponsorise le maillot à pois rouges.

«J’aime aller vers les gens, explique-t-il en continuant de signer des autographes sur des photos, des casquettes ou des maillots. C’est aussi pour cela que tout se passe aussi bien.» Sa nouvelle vie lui plaît et son statut de coureur ne lui manque pas. «Je me suis habitué à ma nouvelle vie depuis quelques années déjà, détaille le septuple vainqueur du titre de meilleur grimpeur du Tour de France. En tant que coureur c’était un petit peu plus compliqué, par contre je m’exposais beaucoup moins, je ne pouvais pas être disponible. Je devais me préserver un peu, éviter la fatigue, s’est-il souvenu. Aujourd’hui, je suis disponible 24 heures sur 24, donc de l’énergie, on en lâche beaucoup.»

Les favoris et... Bardet

Au moment d’évoquer le tracé de la Grande Boucle 2014, l’attention se porte naturellement sur les coureurs les plus à même de dompter la montagne. «Evidemment, je vois bien Contador. Et Nibali dans une moindre mesure, voire Pierre Rolland, lâche logiquement Virenque. Puis ses yeux s’illuminent et il ajoute Romain Bardet au cercle des possibles vainqueurs d’étape. «Je crois fermement que cette année, Romain Bardet va crever l’écran.»

Si Richard Virenque devait choisir une étape sur le Tour 2014, le grimpeur qu’il était aurait fait une petite croix sur la 17e, dans les Pyrénées. Entre Saint-Gaudens et Saint-Lary Pla d’Adet, sur 124,5 km, il aurait pu s’éclater dans le Col du Portillon, le Col de Peyresourde et celui du Val Louron-Azet avant de monter vers Saint-Lary. 39,1 km d’ascension au total. De quoi lui rappeler des souvenirs.