Tour de France

12 juillet 2014 19:36; Act: 12.07.2014 19:57 Print

Rien ne semble pouvoir arrêter Oleg Tinkoff

par Jean-Philippe Pressl-Wenger, Gérardmer - Arrivé sur le Tour le jour même de la démonstration de force de son équipe dans la 8e étape samedi, le patron de l'équipe Tinkoff Saxo s'est montré satisfait des ses coureurs.

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Le Sibérien aime se mettre en scène sur son vélo, notamment lorsqu'il s'attaque aux cols mythiques du Tour. (Photo: Keystone/Nicolas Bouvy)

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Oleg Tinkoff réussit tout ce qu’il entreprend depuis plusieurs années. Le fait que le milliardaire russe soit venu au monde un 25 décembre le prédestine peut-être à une vie extraordinaire. Samedi, après l’arrivée à Gérardmer, dans les Vosges, il n’a pas boudé son plaisir face aux médias. Le boss a aussi tenu à rappeler ses ambitions. «Nous sommes là pour gagner le Tour, et uniquement pour gagner, a-t-il ainsi martelé. Dans cette étape, tout ce que vous avez vu concernant mon équipe était planifié minute par minute. Contador devait essayer de montrer qu’il était encore bien dans la dernière pente, sans donner le 100%.»

Les équipiers du leader espagnol Alberto Contador, Michael Rogers en tête, ont accéléré le tempo en tête, faisant des dégâts. Les hommes du team manager Bjarne Riis ont mis au supplice une bonne partie du peloton en durcissant clairement la cadence dans les deux dernières ascensions. «Je suis logiquement très content de ce que l’équipe a réalisé aujourd'hui (ndlr: samedi), a ajouté Tinkoff. On voulait montrer qui était le patron, prouver qu’on pouvait mettre une très grosse pression sur le peloton si on le désirait.»

Le maillot jaune pour Paris

Cette démonstration de force interpelle et amène une question : à quel moment Contador va-t-il véritablement se lancer à l’assaut du maillot jaune ? A Mulhouse dimanche ? A la Planche des Belles Filles lundi ? Oleg Tinkoff, comme d’habitude, a sa petite idée. «Reprendre le maillot jaune à Nibali dès dimanche ou lundi? Non, c’est trop tôt, a souri le Russe de 46 ans. On va le laisser se débrouiller avec encore un moment. Car ce qu’il nous faut, c’est le ramener à Paris, ce maillot.»

Très présent au sein de l’équipe – il va parfois rouler lui-même avec ses pros – Tinkoff n’hésite jamais à recadrer ses coureurs personnellement s’il pense que quelque chose cloche. «Oui, c’est vrai j’ai émis des critiques au début du Tour, a-t-il admis. Mais il a fallu remettre les choses en place.» Le message a semble-t-il été reçu parfaitement. De quoi promettre deux difficiles semaines aux adversaires de l’équipe du milliardaire.