Cyclisme

30 avril 2019 12:26; Act: 30.04.2019 12:26 Print

Silvan Dillier, le Mondial dans un coin de la tête

par Robin Carrel - Après avoir eu carte blanche sur les Classiques, l'Argovien d'AG2R se mue en équipier, sur les routes du Tour de Romandie.

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L'Argovien passe en mode équipier. (Photo: Keystone)

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Le Suisse de 28 ans avait misé gros sur les Classiques printanières. Fort de sa 2e place sur Paris-Roubaix en 2018, il avait obtenu un statut privilégié sur les Flandriennes. Mais après avoir pointé son guidon à l'avant assez régulièrement, Silvan Dillier a dû déchanter dans l'«Enfer du Nord». La faute à un incident technique au pire moment.

Le voilà désormais dans un rôle d'équipier, avec une grosse ambition tout de même pour la fin de l'année. Interview quelques heures avant le départ du Tour de Romandie, à Neuchâtel, mardi.

On vous a vu pas mal à l'avant en début de saison, mais ç'a été plus dur ensuite...

J'espérais quand même plus de ces Classiques printanières, c'est clair. Il ne m'a souvent pas manqué grand chose... Mais il y a eu ce coup de malchance sur Paris-Roubaix, avec une crevaison au pire moment. A la fin, c'est le sport. Le plus important après ça, c'est de réfléchir à ce qu'on a fait différemment cette année par rapport à la saison dernière et à celles d'avant. Comme ça, on peut trouver des solutions pour m'améliorer encore et faire mieux par la suite.

Ce Paris-Roubaix, il vous reste vraiment en travers de la gorge?

Oui, mais c'est le vélo qui veut ça. J'ai souvent tendance à dire qu'il n'y a pas de malchance dans le cyclisme. Mais de temps en temps, force est de constater qu'il y en a quand même un peu! Surtout, crever à ce moment-là et vu ma position dans l'équipe! Elle ne s'occupe pas seulement de moi dans ces cas-là. On a un leader qui est Oliver Naesen et qui mérite ce poste de No 1 dans notre formation. Du coup, il a le support qui va avec. Moi, si je crève, on ne vient pas me rechercher pour me faire remonter dans le peloton. Du coup, ma course a été finie bien plus vite que je ne l'espérais.

Maintenant, le «mode équipier» est activé?

C'est clair. C'est un peu une course de reprise pour moi, après les Classiques de printemps. C'est complètement différent, surtout en Romandie, avec pas mal de montagnes et un sacré dénivelé. Ce changement de rythme et de parcours, ce n'est pas facile pour le corps. L'année dernière, je me rappelle que ç'avait été très dur pour moi! Du coup, j'ai essayé de mieux me préparer cette fois et on verra ce que ça va donner. Je suis tout de même très motivé pour rouler ici...

Un prologue avec pas mal de relances mardi, un vrai chrono pour spécialistes dimanche, ça vous donne envie?

Ouais... Je suis motivé pour ces contre-la-montre, mais je n'ai jamais été vraiment un spécialiste de l'exercice. Mais ces tracés sont jolis, je vais tout donner et on verra bien.

Vos objectifs pour la fin de saison, du coup? Être un bon équipier et aller au Tour de France?

C'est encore loin tout ça. On est en plein période de transition pendant tout le mois de mai. On passe des Classiques aux Tours. Il y a le Tour de Suisse aussi. Après, on verra pour la Grande Boucle... Parce qu'en septembre, il y a les Mondiaux en Angleterre dont le parcours est très intéressant pour moi. C'est quelque chose que j'ai dans un coin de la tête.

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(nxp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Räikkonen le 30.04.2019 17:49 Report dénoncer ce commentaire

    Dans le vide

    Dillier n'a plus rien fait depuis sa 2e place à Roubaix l'an dernier. Même constat que Küng.C'est pas dans une équipe française qu'il va progressé.

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  • Räikkonen le 30.04.2019 17:49 Report dénoncer ce commentaire

    Dans le vide

    Dillier n'a plus rien fait depuis sa 2e place à Roubaix l'an dernier. Même constat que Küng.C'est pas dans une équipe française qu'il va progressé.