Tour de France

01 juillet 2014 22:05; Act: 01.07.2014 22:12 Print

Vaincre la douleur pour tenir la distance au Tour

par Jean-Philippe Pressl-Wenger - Samedi, le Valaisan Sébastien Reichenbach sera au départ de sa première Grande Boucle française.

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Le Valaisan de 25 ans a déjà montré de belles dispositions en montagne, cette saison (Photo: Keystone)

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En Suisse, cela fait déjà quelques semaines que son nom circule au moment d’évoquer les espoirs helvétiques. La France, elle, l’a découvert sur les routes du Critérium du Dauphiné cette année. A deux reprises dans la montagne, Sébastien Reichenbach a tenu tête à Chris Froome et à Alberto Contador, favoris pour le maillot jaune sur la Grande Boucle. «En montagne, j’ai réussi à atteindre un niveau auquel je n’avais jamais ac­cédé auparavant, a détaillé le coureur de l’équipe suisse IAM Cycling. Mon objectif était de m’améliorer, je suis un grimpeur. C’est réconfortant de voir que tout le travail effectué avec mon entraîneur, Raphaël Saiss, a fini par payer.»

La préparation a fait passer Sébastien Reichenbach par la clinique de la Suva, à Sion, où il a réalisé des séries de sprints en hypoxie. «On a effectué ces exercices dans une chambre qui reproduit les conditions que l’on trouve à 3000 m d’altitude. J’enchaîne des séries de sprints d’environ 10 secondes, pour pousser le plus loin possible le seuil de la douleur, a-
t-il dévoilé. Au début, j’ai eu de la peine à terminer. Deux jours plus tard, j’avais déjà gagné en performance. C’est surtout mental. Le cerveau se rend compte qu’il est possible d’aller plus loin.»

Cette capacité à repousser ses limites lui sera certainement utile durant le Tour de France. «Mon objectif, c’est d’amener Mathias Frank, notre leader, le mieux possible en montagne. Ensuite, si une occasion se dessine en troisième semaine, je tenterai ma chance pour une victoire d’étape», a-t-il ajouté prudemment.

Eddy Seigneur, (Directeur sportif IAM): «Il doit encore s’améliorer»
«Il va continuer d’apprendre. Sébastien a franchi un palier cette saison et le Dauphiné, où il s’est retrouvé dans le final d’étapes avec Froome et Contador, lui a fait du bien au niveau de la confiance. Pour le Tour de France, on attend rien de lui en matière de résultats. Il faut qu’il prenne du plaisir, qu’il découvre. Il apprend très vite de ses erreurs. Mais il doit encore s’améliorer dans son placement au pied des cols. Cette année, il pourra observer comment les grosses équipes postent leurs grimpeurs.»