Cyclisme

15 novembre 2019 07:20; Act: 15.11.2019 07:20 Print

Les Suisses vice-champions du monde

par Oliver Dufour - L'équipe nationale de trial a réussi une très belle performance lors des Mondiaux de cyclisme urbain à Chengdu (Chine) en cueillant l'argent.

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Vito Gonzalez et la formation dirigée par Jean-Daniel Savary ont retrouvé en Chine les joies du podium. (Photo: Swiss Cycling)

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Pour la deuxième fois après les épreuves de Vallnord (Andorre) en 2015, l'équipe de Suisse de trial a décroché la médaille d'argent dans l'épreuve par nations aux championnats du monde. Sur le parcours d'obstacles de Chengdu, où les Mondiaux de cyclisme urbain se posaient pour la troisième année consécutive, la formation entraînée par Jean-Daniel Savary s'est classée derrière l'Espagne, tenante du titre, et les acrobates français.

Il s’agissait pour ces cyclistes bondissants (cinq par pays, avec obligation d'avoir une femme, un homme «élite» sur un vélo aux roues de 26 pouces, un autre élite en 20'' ainsi que deux juniors, l'un sur 26'' et l'autre sur 20'') d’enchaîner des sauts sur des obstacles avec divers degrés de difficulté dans cinq secteurs différents. «C’est toujours une bataille assez tactique, parce que nous pouvons choisir l’ordre de passage de nos cinq athlètes et décider de la difficulté de l’obstacle à franchir. Plus c’est difficile, plus on marque des points, mais si on pose pied à terre c’est zéro», détaille le coach Savary.

Il a manqué 70 points aux Suisses pour devancer les vainqueurs espagnols et cueillir l'or. Mais les tentatives manquées du jeune Jurassien bernois Loris Gonzalez sur quatre de ses cinq obstacles n'ont pas permis de toucher le sommet. Les quatre autres, la Bâloise Debi Studer, le Bernois Tom Blaser, le Jurassien Lucien Leiser et le Jurassien bernois Vito Gonzalez ont pour leur part réussi les parcours qu'ils s'étaient fixés. «On avait décidé que personne ne tenterait une difficulté plus haute que ce qui était convenu, à moins qu'il faille jouer le tout pour le tout sur la fin», a révélé l'entraîneur, en place depuis les Mondiaux 2011 à Champéry. Les équipes favorites française et allemande ont pour leur part pris davantage de risques, commettant des erreurs rédhibitoires. «Ce format de compétition donne lieu à beaucoup de suspense. C'est un peu une partie d'échecs. Et je suis ravi que mon équipe soit parvenue à la gérer comme ça. Après la frustrante quatrième place l'an dernier (ndlr: et le bronze en 2017), ça fait du bien», a conclu Jean-Daniel Savary.

Vito Gonzalez a pour sa part également décroché une magnifique médaille d'argent individuelle chez les juniors en catégorie roues de 26 pouces. De quoi regarder l'avenir avec enthousiasme chez Swiss Cycling.

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