Formule Un

10 juin 2011 09:03; Act: 10.06.2011 09:12 Print

Le GP du Bahreïn ne sera pas couru en 2011

Les organisateurs du Grand Prix de Bahreïn de F1 ont renoncé à organiser la course cette saison.

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Le circuit de Bahreïn ne va pas accueillir de F1 cette année. (Photo: Keystone)

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Dans un premier temps, le GP Bahreïn avait été reporté en février en raison des contestations politiques dans le pays, puis réintroduit dernièrement dans le calendrier.

«Alors que Bahreïn aurait été enchanté de voir le GP se tenir le 30 octobre, en conformité avec la décision prise par le Conseil mondial du sport automobile (l'entité décisionnaire de la FIA), il est devenu clair que ce calendrier ne pourrait être tenu», a déclaré Zayed R. Alzayani, l'un des responsables du Circuit international de Bahreïn.

La levée de l'état d'urgence au Bahreïn début juin avait convaincu la FIA de reprogrammer le GP le 30 octobre, en lieu et place du GP d'Inde, repoussé à la mi-décembre. Toutefois, les écuries, soucieuses de la sécurité de leur personnel - et secrètement inquiètes pour les retombées en terme d'image - ont multiplié depuis lors les tractations pour que la course bahreïnie soit définitivement annulée en 2011.

«Il y a un problème éthique pour l'image de la F1 à retourner à Bahreïn. On ne va pas bannir Bahreïn de la F1 ad vitam aeternam mais y retourner. L'unique question, c'est quand», a convenu Eric Boullier, directeur de Lotus Renault et vice-président de la Fota, l'association des écuries.

Des raisons logistiques ont notamment été invoquées pour contester la décision de la FIA. «Avoir Bahreïn en milieu de saison et l'Inde à la fin, pour tous ceux qui avaient réservé leurs avions, hôtels, etc., cela met tout en l'air», a expliqué Boullier.

Un mécontentement qu'avait entendu la FIA. «J'ai écouté vos objections de dernière minute. J'ai demandé au détenteur des droits commerciaux (Bernie Ecclestone) de réexaminer sa proposition de calendrier, pour qu'il puisse soumettre une nouvelle proposition au Conseil mondial de l'automobile», avait affirmé son président Jean Todt dans une lettre à la Fota jeudi.

(ats)