FC Sion

15 juillet 2014 15:37; Act: 15.07.2014 16:00 Print

Frédéric Chassot sur le devant de la scène

par Robin Carrel, Martigny-Croix - En attendant de démêler l'«imbroglio Claudio Gentile», Christian Constantin fait entièrement confiance à sa vieille connaissance.

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Frédéric Chassot, ici entre Christian Constantin et Laurent Roussey, n'a jamais été longtemps loin du terrain. (Photo: Keystone/Laurent Gillieron)

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«Claudio Gentile ne viendra pas chez nous, mais pour le moment, il y est toujours.» Avec cette sentence dont il a le secret, Christian Constantin a magnifiquement résumé la situation dans laquelle il est empêtré depuis que l'Italien lui a fait faux bond. En attendant de régler la situation contractuelle de l'ancien Champion du monde, le président du FC Sion a donné les clés du camion à Frédéric Chassot. Un homme qui a tout connu dans les travées de Tourbillon.

«La première fois que je l'ai engagé, c'était en 1994, lâche l'omni-président. Il a travaillé dans le commercial, été joueur, entraîneur-assistant de plusieurs coaches et également de moi-même, ainsi qu'entraîneur des M21. C'est une des personnes avec qui je me comprends le plus. Pour la suite, on verra quand tout sera réglé avec Gentile. Pour le diplôme UEFA (ndlr: exigé par l'Association Suisse de football pour diriger une équipe de Super League), j'ai une couverture provisoire grâce à la présence de Stefano Maccoppi.»

Il ne se prend pas la tête

Chassot, lui, n'est pas du genre à se prendre la tête. Il arrive à structurer son emploi du temps, pour faire coïncider cet intérim avec son autre emploi (responsable commercial dans un entreprise de sécurité), et préfère parler ballon. Pressé de venir à bout de la conférence de presse organisée mercredi à Martigny-Croix, il a vite quitté l'hôtel de son président pour aller ensuite donner l'entraînement à sa troupe. Il a avoué auparavant n'avoir qu'un objectif en tête: l'entrée en lice des siens dans la prochaine saison de Super League, dimanche à 13h45 à Lucerne.

«On a mis un gros accent sur le physique en début de préparation. On ne peut qu'être satisfaits jusque-là, s'est félicité l'ancien Xamaxien. Cette saison, nous avons de nouvelles armes offensives (ndlr: arrivées de Carlitos, Ramirez et Wüthrich, retour de Karlen)... La demi-finale de Coupe du monde entre le Brésil et l'Allemagne (1-7) m'a beaucoup servi. Je veux onze joueurs concernés aussi bien en phase offensive que défensive. C'est le football que j'aime: basé sur la vitesse et des transitions rapides.»

Joueurs pas déstabilisés

Les joueurs valaisans, eux, sont plus qu'habitués à l'incertitude entourant le poste d'entraîneur. Le capitaine Xavier Kouassi préfère même se concentrer sur le positif: rarement l'effectif du FC Sion n'aura été aussi stable d'une saison à l'autre. «Ce groupe à un noyau, une même racine, a apprécié l'Ivoirien. Il faut continuer sur la lancée de la bonne fin de saison dernière.»

Et puis Chassot, les joueurs le connaissent bien, lui qui a toujours gravité tour de l'équipe première ces dernières années. «On connaît l'homme. Qu'il occupe le poste d'entraîneur principal ne m'étonne pas. Il a ça en lui, indique Kouassi. Il n'y a pas de soucis, ça permet de travailler dans la continuité.» De belles paroles à mettre en pratique dès ce week-end.