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23 février 2020 17:51; Act: 23.02.2020 18:17 Print

À l'orgueil, Servette revient de nulle part

par Daniel Visentini - Bâle - Menés 2-0, les Genevois ont égalisé à la 87e minute grâce à Miroslav Stevanovic.

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Anthony Sauthier (au centre) et le SFC sont revenus dans le dernier quart d'heure. (Photo: Keystone)

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Il fallait bel et bien se méfier de ce Bâle revanchard, battu déjà deux fois à domicile en 2020 par Saint-Gall et surtout Thoune, la lanterne rouge. Il fallait se dire qu'une révolte couvait, fomentée à Chypre avec ce succès facile jeudi soir face à APOEL Nicosie (0-3). Oui, il était certain que cette équipe-là, menacée au classement par un Servette presque toujours étonnant, n'allait pas regarder les Grenat jouer et dicter le rythme. En tout cas pas en première période.

Entrée en matière ratée par Servette

Peut-être était-ce légitime pour ce Servette décoiffant de venir au Park Saint-Jacques avec la certitude intime de pouvoir battre les Rhénans. Ils ont mérité cette ambition-là, alors ils la cultivent. Mais peut-être aussi était-ce encore un peu compliqué face à un FCB en pleine possession de ses moyens. Surtout pour des Servettiens qui ont raté leur première période.

Il n'aura fallu que quelques minutes pour se persuader que tout serait difficile au début. Bâle a commencé très fort, très haut, en imprimant un rythme élevé dès le début. Alain Geiger avait averti les siens: «Il faudra bien rentrer dans le match». C'est tout le contraire qui s'est produit.

Stocker d'entrée

Après sept minutes, Campo trouvait la tête de Stocker, seul, à six mètres de Frick, oublié par Iapichino, voire par Sasso aussi un peu. Imparable, Bâle menait déjà au score. Les Grenat avaient pourtant eu une chance d'ouvrir le score juste avant, après une bourde à la relance de la défense bâloise: la volée de Kone après un tir dévié de Cespedes filait loin au-dessus de la latte.

Les hommes de Geiger auront dû attendre le quart d'heure de jeu pour mettre enfin le pied sur le ballon. Sans inquiéter Omlin pour autant. C'est Bâle qui rappellera certaines réalités aux Genevois à la 20e. Une combinaison plein axe avec Frei qui trouve Cabral, remise parfait, tir au premier poteau, 2-0. Rien à redire.

Retour fou

Dans son 4-4-2 initial, ce Servette sans Park et Schalk (blessé), devait aussi composer sans Kyei (touché au genou à l'entraînement). Geiger aura bien essayé de replacer ses joueurs pour donner plus de corps au milieu. Tasar passait sur la gauche, Cognat prenait une place de neuf et demi pour un 4-2-3-1.

Tout est allé bien mieux après la mi-temps. Avec des chances pour Kone et Tasar. Quelque chose de fou se dessinait. C'est à la 75e, avec un Servette largement dominateur durant la seconde période, que le fol espoir a animé vraiment les Grenat. Kone avait devancé Cömert, qui concédait un penalty. Transformé par Imeri. Il restait un gros quart d'heure pour égaliser.

Et c'est Micha Stevanovic qui s'est chargé de l'affaire. Un joli décalage et il repiquait vers le centre pour brosser du gauche un bijou de tir qui filait dans le petit filet d'Omlin, sans réaction. Épilogue mérité pour cette deuxième période qui a vu un Bâle calculateur et fébrile reculer face au réveil servettien. Quelle réaction d'orgueil!

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(nxp)