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05 octobre 2018 11:57; Act: 05.10.2018 11:57 Print

«Il y a tellement de conneries dites sur moi»

Nouveau coach du FC Nantes, qu'il avait conduit au titre de champion comme joueur en 1983, Halilhodzic a tenu à tordre le cou à quelques clichés. Promis, juré, Vahid n'est pas comme ça.

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Nouveau coach du FC Nantes, Vahid Halilhodzic (66 ans) a officiellement été présenté ce jeudi. Apparu très décontracté aux côtés de Waldemar Kita, son nouveau président, le technicien franco-bosniaque a dit son plaisir de retrouver un club qu'il avait grandement contribué à porter au sommet de l'Hexagone – Nantes avait fêté le titre de champion de France en 1983. Durant son passage chez les Canaris entre 1981 et 1986, l'attaquant Halilhodzic avait inscrit 111 buts en 192 matches.

«Je suis un peu nostalgique mais je reviens avec grand plaisir () Est-ce que je vais réussir? Je ne sais pas. Il y aura un petit peu de travail. Depuis deux jours, je retrouve l'esprit japonais sur le terrain. Là-bas, ils font certaines choses à la perfection. Il y a du boulot. Je ne pense pas que l'équipe mérite d'être relégable. Je trouve les joueurs un petit peu inquiets. Ils ont entendu beaucoup de choses sur Vahid, mais il y a tellement de conneries dites sur moi.»

Dans une conférence de presse devenue vite surréaliste, l'ancien sélectionneur du Japon (il avait dû quitter son poste peu avant la Coupe du Monde en Russie) a d'ailleurs tenu à tordre le cou à son propre personnage. «On dit que je serais dur, intransigeant, même viril. C'est tout le contraire. Je suis quelqu'un de très, très humain. Mais sur le terrain, je ne connais personne. Dans ma carrière, j'ai coaché Drogba, Pauleta, Yaya Touré, je n'ai jamais eu de problème avec qui que ce soit. Vahid, il n'est pas trop comme ça. Le plus important, ce n'est pas ce qui est dit, mais qui dit quoi. Parfois, je vois qui parle sur moi et je suis même content qu'untel dise du mal: ça me rassure.»

Dans l'assistance, un journaliste lui a demandé si Nantes allait adopter une tactique plus défensive. «Ça fait partie des conneries écrites sur moi, a-t-il répondu. C'est facile de dire aux joueurs «attaquons», mais quand vous n'avez pas une équipe pour ça () Je pourrais parler comme Guardiola si tu me donnes Barcelone, le Bayern ou Manchester City, ou le PSG aujourd'hui (...) Chez moi, il y a des choses principales. On a le ballon, tout le monde joue. On n'a pas le ballon, tout le monde défend! Chez moi, tout le monde va défendre, tous, tous, tous. Autrement, dans le football moderne, ça ne marche pas. Bon, j'aime bien aussi des gens qui marquent comme je le faisais. M. Franck (ndlr: Kita, directeur général du club) m'a proposé hier soir (mercredi) un contrat de joueur parce qu'il a vu des cassettes de moi à mon époque.»

Des voix l'ont aussi interpellé sur le rôle parfois très intrusif de Waldemar Kita, un président qui interviendrait jusque dans les compositions d'équipes. Sur cette question-là, le successeur de Miguel Cardoso s'est montré catégorique: «Avec le président, on a beaucoup discuté. Qui va décider qui va jouer? C'est Vahid. Il ne peut pas me dire «Vahid, il faut faire jouer lui ou lui ». Si vous connaissez un petit peu Vahid, eh bien, c'est ma responsabilité. Vahid, il est le patron sportif et c'est moi qui vais décider. On doit surtout revenir au classement. J'aimerais qu'on retrouve de la sérénité.»

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(nxp)