Couacs lors de l'hymne albanais

12 septembre 2019 09:48; Act: 12.09.2019 11:02 Print

«Je n'en ai pas dormi pendant deux jours»

Le speaker du Stade de France qui a confondu Albanie et Arménie revient, penaud, sur «la plus grosse bourde» de sa carrière. L'hymne d'Andorre avait retenti au lieu de celui de l'Albanie.

Max, le «héros» malheureux du match entre la France et l'Albanie.
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A priori banal, l'incident a pris une tournure diplomatique. Il est encore dans toutes les mémoires. Samedi dernier au Stade de France, en marge du match entre la France et l'Albanie comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2020, l'hymne national andorran a retenti au lieu de son homologue albanais.

«Une gaffe scandaleuse», selon le Premier ministre albanais Edi Rama, et «une erreur inacceptable» aux yeux du président français Emmanuel Macron, contraint de présenter ses plus plates excuses au peuple albanais.

Le malaise - déjà perceptible - avait été accentué par une nouvelle bourde du speaker officiel de l'équipe de France, un certain Max, qui avait évoqué alors l'hymne... arménien!

Ce dernier, professionnel de l'animation (il a sévi sur Fun Radio, il est aujourd'hui encore chroniqueur sur Nostalgie), s'est longuement confié au quotidien spécialisé «L'Equipe». Morceaux choisis...

«Ce n'est pas un détail»

«Je me suis pris les pieds dans le tapis. Ça ne m'était jamais arrivé en cinq cents animations d'événements sportifs. La FFF s'est expliquée sur le problème de l'hymne. Moi, j'ai eu à gérer l'après, des moments au bord du terrain compliqués, avec des milliards d'infos qui arrivent et 80 000 personnes qui attendent. Je ne m'entends pas le dire. C'est après qu'on me le signale. Mon cerveau a buggé. C'était une situation tellement particulière»

«Je n'en ai pas dormi pendant deux jours Ce n'est pas un détail. Ça n'aurait pas dû arriver. Même si j'ai eu le soutien de tout le monde autour de moi, je m'en veux horriblement. [] Quand tu es speaker dans un stade, c'est toi qui parles, tu es le dernier de la chaîne, et dans ce genre de situation, tu mets en difficulté toute la hiérarchie, tout le truc.»

«Avec la fédération, on a discuté et tout est rentré dans l'ordre. On ne m'attendait pas avec un fusil. Tout le monde a été top. La priorité était de faire le match contre Andorre et que tout se passe pour le mieux. Comme disent les joueurs, le meilleur moyen de passer à autre chose, c'était de répondre sur le terrain. Ça n'efface pas ma grossière erreur, elle restera gravée dans ma tête. Mais Andorre m'a permis de passer à un autre match»

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(bcr)