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08 avril 2019 22:30; Act: 08.04.2019 22:30 Print

«Je ne vais pas mentir, je retenais mes larmes»

Attaquant de Watford, Troy Deeney revient de loin après être passé par la prison en 2012. Dimanche, il s'est qualifié avec son équipe pour la finale de la Coupe d'Angleterre.

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Qualifié dimanche avec Watford pour la finale de la Coupe d'Angleterre au terme d'un match au scénario un peu fou, Troy Deeney s'est confié dans une brève interview télévisée sur beIN Sports après le match. Sa spontanéité et sa sincérité ont touché les téléspectateurs et internautes qui l'ont regardée. L'attaquant de 30 ans a même décroché des sourires en traitant l'un de ses adversaires de «loser».

«C'est bizarre, parce que c'est la première fois que je vois les choses d'un point de vue égoïste, a-t-il expliqué au micro du diffuseur. Avec ma famille, on m'a porté un petit toast, tout à l'heure. Parce que je reviens de loin», a-t-il rappelé, faisant notamment référence à ses anciens soucis d'alcoolisme et aux trois mois qu'il avait passés derrière les barreaux en 2012, à la suite d'une rixe.

«Je suis un gros dur, mais parfois on est frappé par l'émotion»

«Les gens retournent toujours à cet épisode de prison, mais déjà avant ça, quand je me collais à mon frère pour le regarder faire toutes ces choses, tenter de devenir un footballeur, pendant que j'essayais simplement de le soutenir. Ça a été un chemin long et difficile pour arriver ici et ce sont le genre d'émotions qui sorte à la fin», a admis celui qui a égalisé en fin de match face à Wolverhampton, avant que son coéquipier Gerard Deulofeu n'offre la victoire aux Hornets durant la prolongation, à la 104e minute. «Je ne vais pas mentir, je retenais mes larmes. Parce qu'il y a douze ans je payais dix livres par semaine pour pouvoir jouer au football. Et maintenant je vais me retrouver en finale de la FA Cup. Je suis un gros dur, tout le monde le sait, mais tous les tant de temps il y a une vague d'émotion qui vient vous frapper. J'ai eu un moment avec ma maman après le match, c'était spécial.»

La journaliste a ensuite demandé à Deeney s'il avait un message pour ceux qui envisageaient d'abandonner dans le sport. «Ce n'est pas juste ce match. Je vais creuser un peu plus profond que ça, a-t-il répondu. C'est la vie en général. Il y a toujours des revers. Ne croyez pas Instagram quand les gens y disent que tout est réel, que tout est facile. Tout le monde a des factures à payer, des chagrins, des problèmes. Et ce n'est que l'un de ceux-ci. Si vous pouvez poursuivre votre route et rester fidèle à vous même, tout ira bien. C'est un peu ce que j'essaie de faire.»

«Profite du masque, nous on a la victoire»

Et comme Troy Deeney ne pouvait pas faire une interview sans envoyer une petite pique à l'adversaire, il en a profité pour se moquer un peu de Raul Jimenez, auteur du 2-0 pour les Wolves à la 62e minute et qui avait caché derrière le but adverse un masque de «luchador» mexicain, offert par son ami Sin Cara, star du catch à la WWE, pour célébrer son but.

«Il y a une partie de moi qui veut dire quelque chose de méchant, mais je ne vais pas le faire, à rigolé Deeney. Je suis content qu'il ait enfilé ce masque. Il pourrait même le mettre pour sortir, maintenant qu'il est un perdant. Alors profite bien du masque, nous on a eu la victoire.»

La finale de la Coupe entre Watford et Manchester City aura lieu le 18 mai.





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(Sport-Center)