Président de la FIFA

01 juin 2011 20:33; Act: 01.06.2011 20:40 Print

«Nous allons vers une nouvelle transparence»

Après sa réélection à la présidence de la Fifa, Sepp Blatter s'explique dans une interview.

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Sepp Blatter a été réélu mercredi à la tête de la Fifa. (Photo: Keystone)

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«Je ne m'attends pas à de nouvelles batailles, nous allons vers une nouvelle période de transparence», a assuré mercredi Joseph Blatter, réélu président de la Fifa, alors que l'instance dirigeante du football mondial est secouée par les accusations de corruption et les enquêtes internes.

Avez vous parlé avec les sponsors de la Fifa de ce qu'ils pensent des accusations de corruption?

«Oui, ils nous font confiance, mais ils nous ont dit ramenez le bateau de la Fifa dans de meilleures eaux. Mais aucun n'a dit, on se retire.»

L'Angleterre était contre vous, ne voulait pas d'une élection: risque-t-elle d'être isolée?

«C'était surprenant comme départ pour un Congrès... J'avais entendu parler de ça, mais je pensais que l'UEFA avait fait une réunion spéciale pour régler ce problème. Alors, quand les Anglais ont dit changeons l'agenda du congrès pour reporter l'élection , j'étais surpris. Isolée? Non, je suis le président de toutes les fédérations, il n'y a pas de mauvais sentiment pour ceux qui n'ont pas voté pour moi. J'ai eu 186 votes pour moi, je suis fier. Ceux qui sont contre, ce sont aussi les membres de la Fifa et nous les prenons aussi.»

Vous attendez-vous à de nouvelles batailles?

«Non, je ne m'attends pas à de nouvelles batailles, nous allons vers une nouvelle période de transparence et la Fifa contrôlera le système. Ce sera clair, c'est zéro tolérance contre la corruption. Ce n'est pas seulement valable pour mon voisin, mais pour tous les membres de la Fifa, moi y compris. C'est plus qu'un avertissement, c'est un carton jaune.»

Au début de votre campagne, vous aviez parlé de conseil des sages extérieurs à la Fifa, avez-vous abandonné l'idée?

«Pas tout à fait. Je voulais créer une commission interne qui peut appeler des experts extérieurs ou pas liés au football, une commission des solutions, mais une commission de sages est toujours dans mon programme, mais laissons travailler cette commission des solutions. Pour le reste, j'ai des contacts dans le monde politique, social, artistique, je peux vous citer une personnalité éminente, un ancien ministre des Affaires étrangères américain, Henry Kissinger, qui s'est tout de suite déclaré d'accord. Celui qui participera, aussi, c'est un ancien joueur, un grand humaniste, Johan Cruyff, qui serait une personnalité idéale dans l'une ou l'autre des commissions, on va le prendre dans la commission des solutions.»

(afp)