Éviction de Behrami

07 août 2018 15:43; Act: 07.08.2018 17:11 Print

«Plus de 10 ans de présence méritent mieux»

par Sport-Center - Ancien international helvétique, Stéphane Grichting déplore l'éviction de Valon Behrami tout en s'étonnant de la mauvaise gestion des crises successives secouant l'ASF.

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(Photo: Keystone)

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Ce qui est devenu l'affaire Behrami à la suite de l'éviction de l'équipe de Suisse de celui qui en était l'un des symboles les plus attachants, ne serait-ce qu'en matière d'intégration réussie, choque plus d'un acteur du football helvétique. Parmi ceux-ci, Stéphane Grichting (39 ans), ne s'expliquant pas les raisons ayant abouti à un clash aussi brutal. «Ce qui m'interpelle, réagit-il, c'est que l'on puisse toucher à Valon ainsi. Plus d'une dizaine d'années de présence en équipe nationale méritent mieux qu'un simple téléphone de 30 secondes. C'est petit... En matière de transition, Behrami aurait encore pu assurer de précieux services, en encadrant les jeunes par exemple.»

Survenant après les déclarations tapageuses du secrétaire général Alex Miescher à propos des binationaux et le manque de réaction officielle de l'ASF, cette nouvelle affaire renvoie à la gestion des crises, certainement pas le point fort des dirigeants helvétiques. «Pour espérer franchir un vrai palier sur le terrain, reprend l'ancien international helvétique, il serait temps d'en franchir également un en interne en matière de communication. Si tu veux grandir, il faut être fort partout. Or rien n'a changé, c'est toujours aussi désastreux (...) Pourquoi Petkovic lâche-t-il un joueur qu'il a toujours surprotégé jusque-là? Il a dû se passer quelque chose en Russie, mais on ne saura probablement jamais quoi. A quelque part, il y a un malaise.»

En 2011, Grichting avait lui-même dû prendre congé d'une équipe dont il avait porté le maillot à 45 reprises. «C'était encore plus sournois, se souvient le Valaisan. On m'avait fait comprendre que l'on n'avait plus besoin de moi.»

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(nxp)