Hooligan condamné

12 mai 2011 20:38; Act: 31.08.2011 11:59 Print

10 mois de prison ferme contre un fan du FC Bâle

Un hooligan bâlois a écopé de prison ferme pour avoir blessé une spectatrice, en 2009.

storybild

Des fans bâlois lors du match Zurich-Bâle, de mercredi. (Photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

Un fan du FC Bâle ira prison pour avoir blessé une spectatrice en 2009 en envoyant un engin pyrotechnique dans les gradins après un match à Zurich. Le jeune homme de 24 ans a été condamné à 10 mois fermes et 20 mois avec sursis pour tentative de lésion corporelle grave.

Les faits remontent au 17 mai 2009 lors d'une rencontre entre le FC Zurich et le FC Bâle au stade du Letzigrund. Après le coup de sifflet final, le prévenu a pris part à des débordements de hooligans. Masqué, il a lancé trois engins pyrotechniques. L'un a terminé sur le terrain et les deux autres dans le secteur réservé aux familles.

L'un de ces deux engins a blessé une femme au bas-ventre. La victime a souffert d'une brûlure de la grosseur d'une main. Le supporter n'a lui pu être arrêté qu'en février 2010 après la diffusion sur internet d'une photo du suspect par la police zurichoise.

Déjà interdit de patinoires

Durant le procès qui s'est déroulé jeudi devant le Tribunal de district de Zurich, le jeune homme, domicilié à Rapperswil-Jona (SG), s'est montré peu disert. A la plupart des questions posées par la Cour, il a répondu: «Je ne me souviens plus.»

Récidiviste, le hooligan était déjà interdit de stades de glace. Il avait été condamné pour ne pas avoir respecté cette interdiction en se rendant dans les patinoires de Kloten (ZH) et Rapperswil. L'étudiant en école de commerce s'était en outre bagarré avec des punks à Zoug et avait utilisé son spray au poivre contre un voyageur d'un train RER qu'il avait par ailleurs dévasté.

Les juges ont suivi en partie le réquisitoire du procureur. Celui- ci avait toutefois demandé une peine plus lourde de trois ans de prison dont un an ferme.

La Cour n'a finalement pas retenu le chef d'accusation de mise en danger de la vie d'autrui, comme le réclamait le Ministère public. La défense avait elle demandé une peine limitée à 12 mois avec sursis.

(ats)