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24 février 2020 16:08; Act: 24.02.2020 16:11 Print

A Lugano, les murs du stade ont des oreilles

Dimanche au Cornaredo, le discours d'avant-match de Ricardo Dionisio, le coach du FC Sion, était perceptible depuis la «nouvelle» salle de presse.

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Dans la salle de presse du FC Lugano, des baquets futuristes, ressemblant étrangement à des sièges éjectables, attendent dorénavant les deux entraîneurs.

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Comparés aux nouveaux stades helvétiques, le Cornaredo fait figure d'antiquité. Rien n'y a vraiment changé depuis des années, avec une vieille tribune ressemblant toujours davantage à un monument en péril.

Bon an mal an, le FC Lugano continue de rafistoler les murs, de donner un coup de peinture par-ci par-là. Une nouvelle salle de presse vient même d'être inaugurée en 2020, avec la présence de deux sièges curieusement «éjectables» - destinés évidemment aux coaches - semblables à ceux que l'on retrouve dans certaines attractions foraines

Si l'endroit a été entièrement réaménagé, et quelques façades ravalées pour entretenir l'illusion, son emplacement n'a pas changé, jouxtant toujours le vestiaire des visiteurs dont il n'est aujourd'hui séparé que par une fragile paroi. Une paroi qui laisse filtrer tout ce qui se dit de l'autre côté du mur.

Ce dimanche, il n'y avait même pas besoin de tendre l'oreille pour entendre très distinctement les dernières consignes de Ricardo Dionisio, le coach du FC Sion, avant le décisif rendez-vous tessinois. Plus d'une heure avant le coup d'envoi, nous avons été les témoins discrets – et un brin gênés aussi – du rappel tactique du jeune technicien et des points sur lesquels il a particulièrement insisté. «Toujours avec calme, l'a-t-on entendu répéter à ses joueurs, il ne faut pas paniquer () S'ils viennent à trois, on boucle, on fait comme on a travaillé.» Voilà une situation qui prêtait en tout cas à sourire.

Promis, juré, on n'a rien rapporté à Maurizio Jacobacci, coach du FC Lugano. Et comme personne n'a avalé les consignes dans le vestiaire d'en face Sur le terrain, tout le monde, à commencer par les attaquants, a finalement été réduit au silence (0-0 au terme d'un match insipide au possible). Si les murs ont peut-être des oreilles, ils n'ont par contre pas tremblé au coup de sifflet final.

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(Sport-Center)