Argentins dopés en 94

01 juin 2011 06:52; Act: 01.06.2011 07:16 Print

Accusations «inexactes et mal intentionnées»

La fédération argentine de football s'est élevé contre les déclarations de Diego Maradona qui mentionnait des cas de dopages dans la sélection d'Argentine en 1994.

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Les Argentins auraient reçu l'aval du président de la fédération pour se doper avant un match de barrage qualificatif pour le Mondial-1994. (Photo: Keystone/AP)

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La Fédération argentine de football (Afa) a qualifié mardi «d'inexactes et mal intentionnées» les déclarations de Diego Maradona qui accuse le président de l'Afa, Julio Grondona, d'avoir autorisé le dopage des joueurs lors d'un match de barrage pour le Mondial-1994.

L'ancien capitaine et sélectionneur de l'équipe d'Argentine affirme depuis le 23 mai que Grondona avait donné le feu vert aux joueurs de l'Albiceleste pour se doper avant le match de barrage gagné en 1993 contre l'Australie car il savait qu'il n'y aurait pas de contrôle antidopage.

«Il n'y pas eu de contrôle, tout simplement parce que ce n'était pas une obligation réglementaire pour ce type de rencontre», a assuré la Fédération argentine de football.

Elle a précisé que les contrôles n'ont été rendus obligatoires pour les matches de préparation aux Coupes du monde qu'à «partir de la création de l'Agence mondiale antidopage (Ama) en 1998».

Selon elle, les propos de Maradona sont «inexacts et mal intentionnés», due à une «minuscule dispute personnelle» avec Grondona.

En fait, Maradona règle ses comptes avec Grondona depuis son départ forcé de la tête de la sélection après l'élimination en quart de finale du Mondial-2010, traitant le président de l'Afa de «vieux» et de «corrompu» et le menaçant même de le trainer en justice.

Grondona, à la tête de l'Afa depuis 1979, a rétorqué que les contrôles avaient été annulés car Maradona «sortait d'une affaire de dopage» - 15 mois de suspension en 1991 pour usage de cocaïne en Italie - et «qu'il pouvait avoir gardé une mauvaise habitude».

Selon «el Diez», les joueurs avaient bu avant le barrage du «café rapide», avec des substances interdites améliorant l'endurance et la précision, car les dirigeants argentins, dont Grondona, étaient au courant de l'absence de contrôle antidopage.

«Grondana nous avait dit une semaine avant la rencontre que nous pouvions prendre ce que nous voulions car il n'y aurait pas de contrôle antidopage», a-t-il affirmé.

L'ex-défenseur Jorge Borelli et l'ex-milieu Hugo Pérez ont démenti les propos de Maradona, qui les a accusés jeudi dernier «de faire le jeu de Grondona».

L'Afa est en pleine restructuration et Maradona, à l'instar d'autres joueurs, s'oppose à une réélection de Grondona.

(afp)