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17 juillet 2018 11:22; Act: 17.07.2018 11:53 Print

Adil Rami: «J'ai cru que j'allais me faire virer!»

Le défenseur de l'Olympique Marseille n'a pas joué en Russie. Mais il a été très actif la nuit après la victoire sur l'Argentine...

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Adil Rami exhibe la Coupe du monde devant le Palais de l'Elysée. Il a bien cru se faire éjecter du groupe la nuit du 30 juin au 1er juillet... (Photo: AFP)

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Adil Rami, le défenseur de l'Olympique Marseille - et accessoirement compagnon de Pamela Anderson au civil -, n'a pas joué la moindre minute en Russie, mais il a fêté le titre de champion du monde comme s'il n'avait pas quitté la pelouse du tournoi.

Jamais avare de bons mots et d'une franchise à toute épreuve - trop? -, il s'est laissé à quelques confidences, lundi soir, en direct sur TF1 (il avait écourté sa soirée à l'Élysée pour venir avec son pote judoka Teddy Riner sur le plateau du «Mag de la Coupe du monde» de Denis Brogniard).

Le désormais plus célèbre des moustachus français est ainsi revenu sur la nuit du 30 juin au 1er juillet - juste après la victoire 4-3 contre l'Argentine en huitième de finale -, nuit au cours de laquelle les Bleus avaient déclenché l'alarme incendie de leur hôtel à Istra.

Le récit de cette soirée dans la bouche d'Adil Rami: «On était dans un restaurant, pas en boîte de nuit (ndlr: comme cela a été dit), car en période de Coupe du monde, c'est quasi impossible. On était une quinzaine dans ce restaurant, pépères. Et quand on est rentrés, avec l'ambiance, on s'est mis à chanter dans les couloirs. Dans ma chambre, je me suis mis avec mon casque, nu, et j'ai commencé à jouer à Fortnite. Dans les couloirs, ça chantait, ça chantait, et les mecs tapaient chambre par chambre pour réveiller les autres.

»J'ai senti la tempête arriver vers moi. Dès qu'il y en avait un qui avait le malheur d'ouvrir sa porte, ils retournaient les lits, etc... Moi j'avais pris l'extincteur de ma chambre. Sécurité, on sait jamais avec les gamins! Je suis sorti pour savoir ce qui se passait, et Benjamin Mendy a bloqué la porte avec son pied. Il a dit: «Venez, on va mettre le dawa dans la chambre d'Adil Rami!»

»Je suis parti en courant, j'ai dégoupillé l'extincteur et quand ils sont rentrés... Ghostbuster! Sincèrement, j'ai eu peur. Quand j'ai vu l'ampleur de cette bêtise, je me suis dit: «Je vais me faire virer!» Il y avait de la fumée partout dans le couloir! C'était une chicha! On n'y voyait pas à 1 mètre! On dansait tous!»

La sécurité est alors arrivée, et elle a ordonné que l'hôtel soit évacué. «Tout le monde est sorti de l'hôtel, les employés, tout. Didier Deschamps aussi, en pyjama. Quand je l'ai vu arriver vers nous, je me suis dit: «Ah merde!» Et quand j'ai vu la sécurité venir, la police, les pompiers, je me suis dit: «Je suis mort!»

Mais rien de tout cela. Rami est resté dans le groupe et a pu fêter la Coupe du monde avec ses coéquipiers.

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(rty)