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29 juillet 2018 16:07; Act: 30.07.2018 08:40 Print

Alex Frei: «Merci, on en aura besoin!»

par Tim Guillemin, Neuchâtel - L'entraîneur ad interim du FC Bâle a répondu avec humour à Michel Decastel, qui lui souhaitait bonne chance pour le match de Ligue des Champions mercredi.

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Alex Frei amène toute son énergie sur le banc du FC Bâle. (Photo: Keystone)

Une faute?

Scène sympa samedi, plusieurs minutes après le match nul entre Neuchâtel Xamax FCS et le FC Bâle (1-1). Une fois la conférence de presse terminée, Michel Decastel s'est approché d'Alex Frei et lui a glissé un sincère: «Bonne chance pour le match de mercredi», en prévision de la deuxième manche de Ligue des Champions face au PAOK Salonique. La réaction de Frei? «Merci, on en aura besoin!» Bâle se trouve en effet dans une position délicate, après avoir perdu l'aller 2-1 en Grèce et surtout au vu de la crise sportive régnant au sein du club rhénan.

Le FCB ne compte en effet qu'un point après deux matches de Super League, ce qui n'est pas dans ses habitudes. Surtout, le vice-champion de Suisse n'a plus d'entraîneur après s'être séparé de Raphaël Wicky. Là aussi, après deux journées, ce n'est pas tout à fait le standard bâlois. «Franchement, ce match nul à Xamax est un point gagné. Dans notre situation, c'est bon à prendre», a même avancé Alex Frei. Il y a encore quelques mois, entendre l'entraîneur du FC Bâle se réjouir d'un match nul face à un néo-promu aurait semblé irréel. Plus maintenant.

Enormément d'énergie positive

«Xamax joue avec énormément d'enthousiasme. Il y a de l'euphorie dans cette équipe et de grandes qualités offensives avec Raphäl Nuzzolo, qui est très fort, et Gaëtan Karlen qui a un vrai sens du but», a encore dit Alex Frei, avant de complimenter Michel Decastel. «Et en plus, Neuchâtel peut compter sur un excellent entraîneur, très expérimenté. Je ne peux pas dire que c'est mon collègue entraîneur, je ne peux pas me comparer à lui et à tout ce qu'il a accompli», a complimenté l'ancien buteur de l'équipe nationale.

Assis juste à côté, Michel Decastel a évidemment saisi qu'Alex Frei parlait de lui, mais n'a pas pu réagir. «Je n'ai rien compris», s'est marré l'entraîneur xamaxien, qui ne parle pas allemand. «Ne t'inquiète pas, c'était gentil», lui a répondu Alex Frei avec le sourire. Le retour de Xamax dans l'élite apporte énormément d'énergie positive à tous les niveaux, y compris en salle de presse.

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