football suisse

02 juillet 2009 22:45; Act: 02.07.2009 20:40 Print

Arbitres suisses bientôt salariés?

par Julien Caloz - Le chef des sifflets helvétiques, Urs Meier, envisage d’offrir des contrats mensuels à ses «employés».

Une faute?

Les dirigeants du football suisse ont mandaté onze personnes pour étudier dans quelle mesure la demande de professionalisation des arbitres est légitime «pour un pays et un championnat comme la Suisse.»

«Les réponses tomberont au printemps», vise Edmond Isoz, directeur de la Swiss Football League (SFL). «Cela dit nous sommes déjà à la limite de ce que l’on peut offrir à nos arbitres (n.d.l.r. le quatuor en noir se partage quelque 3500 fr. par sortie). Les arbitres bénéficient de 1,8 à 2 millions de francs par saison, soit 10% du budget de la SFL. C’est un des plus élevés d’Europe consacré aux directeurs de jeu.»

Malgré l’élan de générosité des instances dirigeantes, les sifflets helvétiques financent toujours une partie de leur activité. L’arbitre genevois Stephan Studer calcule ainsi «de 700 à 1000 fr. de frais mensuels, répartis entre les rendez-vous chez un coach mental, les factures du masseur et le matériel nécessaire à la profession». Tous s’entraînent bénévolement durant la pause estivale, alors que les joueurs des clubs de Super et Challenge League sont rémunérés par leur employeur même durant l’intersaison.

Interpellé sur le sujet, Urs Meier ambitionne d’offrir des «contrats mensuels aux arbitres, afin qu’ils soient rétribués durant l’été». «Il faut des contrats de travail», note Stephan Studer, alors que l’ancienne arbitre Nicole Petignat juge l’initiative d’Urs Meier «ridicule». «Si le directeur de jeu se blesse après un mois, que fera-t-il? Qui va se risquer à signer ce genre de contrat? L’idéal serait un engagement semi-professionel annuel.»