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06 décembre 2019 08:15; Act: 06.12.2019 08:22 Print

Arsenal touche le fond à domicile contre Brighton

Les Gunners n'ont plus gagné en Premier League depuis deux mois. Et leur niveau de jeu a de quoi inquiéter.

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David Luiz, Mesut Özil et Granit Xhaka ne savent plus à quel saint se vouer... (Photo: Keystone)

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Arsenal, avec Granit Xhaka à mi-terrain pendant tout le match, a touché le fond: battu 1-2 par Brighton jeudi, il ne sera pas parvenu à remporter la moindre victoire en deux mois en championnat d'Angleterre, enregistrant sa 4e défaite de la saison pour le premier match à l'Emirates Stadium du manager intérimaire Freddie Ljungberg.

Mais au-delà de la défaite, c'est bien le niveau de jeu actuel des Gunners qui inquiète. Le choc psychologique du remplacement d'Unai Emery par Freddie Ljungberg n'a clairement pas eu lieu.

En première période, les Gunners ont été inférieurs dans tous les compartiments du jeu (nombre de tirs, possession, pourcentage de passes réussies, domination territoriale) et ont logiquement concédé le premier but sur une série de trois duels perdus qui ont profité à Adam Webster (36e).

La rentrée en jeu de Nicolas Pépé dès le début de la seconde période, à la place du jeune Joe Willock, a dynamisé le secteur offensif des Gunners, surtout décidés à être plus combatifs. L'égalisation est arrivée en cinq minutes, sur une tête de Lacazette et une mauvaise sortie de Mat Ryan (1-1, 50e).

«L'équipe a besoin d'une victoire»

La suite de la rencontre a été débridée et folle, assez comparable à d'autres performances d'Arsenal cette saison, marquées à la fois par une certaine qualité offensive et une désorganisation tactique surprenante à ce niveau.

Signe de cette fébrilité, le Français Neal Maupay, déjà dangereux en première période, a failli redonner l'avantage à Brighton (61e). Il a été plus chanceux dix minutes plus tard, en devançant de la tête David Luiz (80e) et en donnant un avantage définitif à son équipe.

«Bien entendu, c'est décevant, a reconnu Freddie Ljungberg. Nous n'avons rien montré en première période. Nous avons été très passifs, il n'y a pas eu assez de mouvement. Cela était dû à un manque de confiance. On semblait effrayés avec le ballon, on semblait effrayés à l'idée de bouger. Nous avons fait un changement tactique à la pause et avons été mieux pendant vingt minutes en seconde période. Mais nous aurions dû jouer comme cela pendant tout le match. On ne peut pas se permettre de jouer seulement une moitié de match. L'équipe a besoin d'une victoire pour retrouver de la confiance. Il est évident que la nervosité du public a affecté les joueurs, quelle que soit leur qualité. Ce sont des êtres humains avant tout. Ils veulent bien faire et ils sentent la pression. C'est pourquoi une victoire est nécessaire.»

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(nxp/afp)