Football - Super League

12 décembre 2011 22:46; Act: 12.12.2011 23:57 Print

Automne mouvementé

Petit bilan des clubs romands après le premier tour du championnat de Super League.

Une faute?

Les formations romandes de Super League ont beaucoup fait parler d’elles durant le premier tour du championnat. Pas toujours en bien. Neuchâtel Xamax et le FC Sion ont bien entendu fait la «une» plus souvent qu’à leur tour en raison de dossiers extrasportifs. La reprise de la formation de la Maladière par Bulat Chagaev a insufflé des émotions à un club qui végétait en queue de classement depuis quelques années. A quel prix? Si tout roule sur le terrain, les affaires qui émaillent le quotidien des «rouge et noir» pourraient bien nuire à la destinée du club. Sion, de son côté, est au cœur d’une affaire de transferts au long cours impliquant l’UEFA et la Ligue suisse de football. Le dénouement du feuilleton juridico-footballistique pourrait n’intervenir qu’au terme de la pause hivernale. Dans l’ombre des Neuchâtelois et des Valaisans, Servette fait mieux que se défendre, tandis que Lausanne devra à tout prix se réveiller au 2e tour pour espérer se maintenir.


Un néo-promu qui tient plutôt bien la route

Servette FC Le travail de Joao Alves avant son éviction a payé. Le système mis en place par le Portugais semble être la formule magique pour tirer le maximum du potentiel «grenat». Nouvel homme fort, Joao Carlos Pereira l’a compris et n’a que très peu modifié l’équilibre existant. «Le système nous convient et on n’aurait pas pu espérer mieux», a détaillé le défenseur Issaga Diallo. Au niveau comptable, le premier tour des Servettiens est digne d’éloges. Avec 24 points et une 6e place qui récompense le jeu proposé, le promu a réalisé une demi-saison solide en s’appuyant sur les éléments déterminants que sont Kouassi ou De Azevedo.

Le martyr se porte bien


Sion Les Valaisans ont terminé le premier tour de Super League à la 3e place, à égalité de points avec Lucerne. Malgré les nombreux tourments, la non-qualification des six renforts étrangers et l’exclusion de l’Europa League, les ambitions du Président Constantin restent intactes au moment de profiter de la trêve. «CC», qui reste persuadé que le titre se jouera uniquement entre Bâle, Lucerne et Sion, a indiqué vouloir renforcer l’équipe avec deux ou trois arrivées. Même si le bilan est positif, l’analyse de l’entraîneur Roussey est frappée du sceau de la frustration. «Trente et un points, c’est bien, mais pour l’entraîneur exigeant que je suis, il m’en manque 4 ou 5. Le match perdu contre GC me reste particulièrement en travers de la gorge.»

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir


Lausanne-Sport La formation de la Pontaise aurait pu dire adieu à la Super League dès dimanche et la réception de GC. Son succès 2-1 a rallumé la flamme d’un maintien à l’échelon supérieur. «Nous tenons notre match de référence, a confirmé Marin (photo). J’espère que nous apprendrons de cette rencontre pour être moins ridicules lors du second tour.» Crus, les mots du Français résonnent comme une vérité pour un collectif vaudois cruellement dépourvu de profondeur. Les erreurs du recrutement estival se sont payées durant la première moitié de championnat. Pour se maintenir, le LS aura besoin de plusieurs renforts. Les postes de défenseur latéral et de milieu offensif semblent être les deux maillons faibles du contingent. Le coach Rueda a demandé
à ses dirigeants de l’aide.
Un apport qui n’est pas un
luxe si le LS veut refaire ses 8 points de retard sur GC.

Bonheur sportif, chaos administratif


Neuchâtel Xamax En 11 rencontres de l’ère Munoz, Neuchâtel a comptabilisé 20 points. Il a signé la 2e meilleure performance de la ligue, ex-aequo avec Sion. Loin toutefois du sans-faute bâlois (29 points sur 33 possibles durant la même période). Cinquième du classement à une longueur de Young Boys, Xamax pourrait, dans un monde idéal, envisager un avenir européen. Malheureusement, la réalité des coulisses «rouge et noir» n’a rien à voir avec la félicité du village des Schtroumpfs. Admirable de cohésion jusqu’ici, le groupe construit par Caparros et consolidé par son successeur Munoz risque d’exploser durant la pause hivernale. La lassitude exprimée dimanche par un Wüthrich invitant le propriétaire à changer sa façon de gérer le club est un témoignage éloquent du ras-le-bol ressenti par tout un vestiaire, coach Munoz compris.

«J’ai vécu et appris beaucoup de choses dans le monde du football, mais je n’ai jamais travaillé dans des conditions aussi difficiles qu’à Neuchâtel», a osé l’ancien du Terek Grozny. A Chagaev de redorer son blason, en commençant, par exemple, par verser les salaires de novembre. Une façon de tenir la promesse effectuée en fin de semaine passée et, pourquoi pas, de créer un climat de confiance jusqu’ici inexistant.

(jpw/gyb/mfr/20 minutes)