Suisse Football League

16 mai 2012 19:23; Act: 17.05.2012 11:50 Print

Bâle remporte la Coupe de Suisse

par Marc Fragnière, Berne - Le FC Bâle a remporté la 87e édition de la Coupe de Suisse au bout du suspense, mercredi soir à Berne. Il a battu le FC Lucerne 4-2 aux tirs au buts (le score était resté figé à 1-1 après 120 minutes).

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Benjamin Huggel du FC Bâle marque face au gardien lucernois David Zibungi (Photo: Reuters)

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En boxe, le verdict des juges aurait permis à Lucerne de l’emporter aux points. Les hommes de Murat Yakin ont privé d’espaces les Rhénans. Plus entreprenants que les protégés de Heiko Vogel, les gens de Suisse centrale n’ont malheureusement pour eux pas su concrétiser leur myriade d’occasions. Frustrant pour une équipe qui a mené les débats lors du temps réglementaire tout du moins.

A l’inverse, les champions de Suisse ont intelligemment su tenir bon face aux assauts des vifs-argents Lezcano, Winter et Ferreira. Ils ont su attendre leur heure, courbant l’échine sans jamais rompre. Ils s’en sont remis au talent et au flegme de Yann Sommer, véritable héros d’un FCB pas vraiment dans son assiette, mercredi soir. Ce cinquième doublé bâlois de l’histoire porte indiscutablement la griffe gantée du dernier rempart des « rotblau ». « Je ne suis pas l’homme du match, tout juste le héros des tirs au but », a ri le cerbère.

Sommer dégoûte les Lucernois

Yann Sommer a balayé les pieux espoirs lucernois lors d’une séance de tirs aux buts épique. Devant le kop de Suisse centrale, le gardien du FCB a opposé son véto sur les envois des deuxième et quatrième artificiers lucernois. Moshe Ohayon et Christian Stahel ont vu leurs essais repoussés tandis que David Zibung n’est pas parvenu à enrayer la machine bâloise. Le dernier rempart du FCL regrettera sans doute longtemps de ne pas avoir eu la mains suffisamment ferme lorsqu’il a effleuré la balle, sur le quatrième envoi rhénan, celui Xherdan Shaqiri. «Heureusement, j'avais tiré suffisamment fort», s'est esclaffé le baby Popeye rhénan après la partie.

Dans le temps réglementaire, les Bâlois avaient été le premiers à trouver l’ouverture, contre le cours du jeu. A la 55e, Benjamin Hüggel, curieusement esseulé dans la surface de réparation adverse, avait placé sa tête hors de portée de David Zibung, sur un coup franc botté par Alex Frei. Douze minutes plus tard, le cinquième corner lucernois avait permis à Tomislav Puljic d’égaliser du chef sur un centre millimétré de Daniel Gygax.

Un arbitrage douteux

Si Bâle a acquis la victoire de la solidité, des nerfs et de l’expérience, les Lucernois peuvent trouver cette défaite pour le moins saumâtre tant il est vrai que l’arbitre Daniel Wermelinger ne leur a accordé aucun cadeau. Ainsi le directeur de jeu a-t-il oublié un penalty en leur faveur à la 9e, lorsqu’Aleksandar Dragovic a séché Dario Lezcano dans la surface de réparation bâloise. A la 108e, M. Wermelinger a une nouvelle fois fait preuve d’une accablante cécité lorsque Radoslav Kovac s’est rendu coupable d’une évidente faute de dernier recours sur Adrian Winter.

Questionné à ce propos en conférence de presse d’après-match, le galant Murat Yakin n’a pas souhaité commenter la prestation du virtuose du sifflet. Il a toutefois craqué en cours d’analyse, estimant que son équipe avait évolué 120 minutes durant avec un homme de moins sur le terrain. Bon prince, le Genevois de Lucerne Xavier Hochstrasser n’a pas désiré accabler l’arbitre de cette finale : « C’était des décisions difficiles à prendre », a-t-il indiqué.

(ats)