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15 février 2019 14:07; Act: 15.02.2019 14:10 Print

Contre Naples, Kololli a réussi un geste un peu fou

Alors que Zurich était mené 3-0, son attaquant n'a pas hésité à opter pour une panenka afin de transformer son penalty.

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A la 83e minjute, Benjamin Kololli a fait preuve d'un certain sang-froid pour réussir une Panenka «assumée». (Photo: Keystone)

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Pour le FC Zurich, le rêve de pouvoir inquiéter Naples jeudi soir n'a pas excédé douze minutes, le temps de laisser son gardien Yanick Brecher se «trouver» complètement en offrant le 0-1 à Insigne suite à un ballon récupéré par Milik. Match déjà plié.

S'ils n'ont pu régater avec leurs homologues italiens comme ils l'auraient espéré avant le coup d'envoi, les joueurs de Ludovic Magnin se consoleront peut-être avec le geste de la soirée, tenté et réussi par Benjamin Kololli, auteur d'une audacieuse – inconsciente diront certains – panenka. Suite au penalty accordé pour une faute de main napolitaine, l'ancien joueur du LS a délicieusement surpris Meret pour signer le but d'un espoir impossible (s'en aller marquer trois buts à San Paolo).

A 26 ans, Kololli a au demeurant confirmé qu'il aimait prendre quelques risques inconsidérés. Mais pourquoi celui-là, à ce moment-là de la partie (83e)? Au moment de s'élancer, n'aurait-il pas été plus raisonnable de frapper normalement, de façon moins osée? «Quand l'arbitre a sifflé, devait expliquer le buteur, je me suis aussitôt décidé dans ma tête à effectuer une Panenka. Dès lors, il n'était plus question de changer d'avis. Car en changeant de manière de tirer au dernier moment, j'aurais eu de fortes chances d'échouer»

Kololli a donc réussi avec panache ce qu'il avait imaginé quelques secondes plus tôt. Son geste lui a aussitôt valu de faire le tour des réseaux sociaux, suscitant un buzz que l'international kosovar sait provoquer. Mais il a aussi suscité quelques railleries (dénonçant l'arrogance du tireur pour une équipe menée 3-0) visant un joueur habitué à transformer ainsi ses tirs au but. A se demander d'ailleurs pourquoi le gardien de Naples n'était lui-même manifestement pas au courant du style souvent très audacieux du No 7 du Letzigrund.

Alors qu'il évoluait encore à Lausanne, Kololli n'avait pas marqué autrement son penalty contre Bâle à Saint-Jacques le 19 février 2017 (défaite 4-3).

En septembre dernier, Kololli avait fêté son penalty transformé - au demeurant cette fois de manière plus classique - contre Larnaca (0-1) en tombant dans la fosse du stade chypriote après avoir sauté par-dessus un petit muret. Une «disparition» visionnée à l'époque plus de 10 millions de fois.

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(njr)