Mondial dames

13 juin 2019 08:03; Act: 13.06.2019 08:08 Print

Grâce à elle, la Suisse est tout de même représentée

par Robin Carrel - L’arbitre Esther Staubli a réussi là où la sélection nationale a échoué. Elle commence son tournoi jeudi après-midi.

storybild

Esther Staubli lors de la Coupe du monde 2015. (Photo: Keystone/Chris Roussakis)

Sur ce sujet
Une faute?

L’automne dernier, l’heure était à la désillusion. La Suisse avait été éliminée en barrages de qualification pour la Coupe du monde en France par les Néerlandaises, récentes championnes d’Europe. La Nati avait raté le coche lors de la phase de poules, ne parvenant pas à devancer des Écossaises plutôt moyennes. Mais heureusement, deux Suissesses sont tout de même sur les terrains français. Esther Staubli sera au sifflet de la partie Australie-Brésil, cet après-midi à Montpellier.

La Bernoise de 39 ans est une vraie référence, elle qui participera à son 3e Mondial (deux sur le pré, un comme 4e arbitre). Elle a aussi dirigé la finale de la Champions League en 2017. À La Mosson, elle sera notamment assistée de sa compatriote Susanne Küng.


«C’est une bonne pub pour notre arbitrage, se félicite Christophe Girard, président de la commission des arbitres de l’ASF. Surtout que nous n’avons pas forcément de tête d’affiche chez les hommes, depuis la retraite de Massimo Busacca en 2011. Elle est actuellement dans le cadre des arbitres de Promotion League, mais a été convoquée en Challenge League ces derniers mois pour préparer le Mondial. Elle a parfaitement le niveau de ses collègues masculins.»

En France et en Allemagne, Stéphanie Frappart et Bibiana Steinhaus ont été intégrées dans l’élite depuis respectivement quelques semaines et deux saisons. Une «discrimination positive» qui n’a pas cours en Suisse. «On ne baisse pas les exigences selon le sexe, insiste Girard. Il n’y a pas de passe-droit.»



Football