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17 juin 2019 14:41; Act: 17.06.2019 14:50 Print

Joël Magnin: «J'ai choisi la difficulté»

par Simon Meier, Neuchâtel - Le nouvel entraîneur de NE Xamax est conscient de s'attaquer à un sacré défi. Mais il le fait avec appétit.

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Joël Magnin est sorti de sa zone de confort en acceptant de prendre la première équipe de NE Xamax FCS en main. (Photo: Keystone)

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Joël Magnin a dirigé ce lundi matin son premier entraînement sur la pelouse synthétique de la Maladière. Le technicien neuchâtelois a ensuite donné une première conférence de presse, où on lui a demandé ce qu'il ressentait dans le survêtement d'un coach de Super League.

«Je ressens une très grande fierté de revenir ici, où j'ai grandi, a dit celui qui remporta deux titres de champion comme joueur avec Grasshopper en 1995 et 1998. Je suis très fier et motivé, aussi, d'entraîner une équipe qui, comme on l'a encore vu à Aarau il y a deux semaines, est capable de renverser des montagnes.»

C'est encore ce que devra faire Xamax, cette saison. Signe que beaucoup reste à faire, Joël Magnin et son assistant Pascal Oppliger n'avaient que onze joueurs à disposition pour cette reprise, dont deux gardiens et deux éléments en test: Jérémy Manière (ex-Lausanne) et Noha Sylvestre, qui n'a pas percé dans la réserve de West Ham United.

Sept autres joueurs, dont Raphaël Nuzzolo, rejoindront le groupe jeudi, après avoir bénéficié de quelques jours de repos supplémentaire. Joël Magnin a bien compris une première réalité: «Nous n'aurons pas le droit de nous louper sur les transferts que nous effectuerons.»

Le nouveau technicien xamaxien, en charge des M21 de Young Boys jusqu'ici, a pour but de poursuivre son oeuvre de formateur. La différence, c'est qu'il aura, très vite, des exigences de résultats à honorer. «A Berne, quand on perdait quatre matches de suite, on continuait à me taper sur l'épaule, sourit l'intéressé. En acceptant le défi xamaxien, je suis sorti de ma zone de confort, j'ai choisi la difficulté. Je sais que cela ne sera pas facile mais, ensemble, nous pouvons faire de belles choses. Et puis si on ne prend pas de risques dans la vie, on n'avance pas.»

Joël Magnin, 48 ans, s'avance donc vers le défi le plus corsé de sa carrière. Son plan de jeu? Il sera affiné en fonction des recrues, évidemment. Mais la base sera la suivante: «Être solide défensivement, courageux offensivement et efficace sur les coups de pied arrêtés.» Le programme traditionnel d'une équipe qui se bat pour le maintien.

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(nxp)