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20 octobre 2019 22:02; Act: 20.10.2019 22:23 Print

Kasami: «En foot, jouer 45 minutes ne suffit pas»

Battu 3-1 à Lucerne, Sion s'est effacé en deuxième période. Promu capitaine, Kasami déplorait pareil comportement, sans réussir à l'expliquer pour autant. Henchoz fataliste.

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Pour Kasami, Sion n'en a pas fait assez. (Photo: Keystone)

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Comment une équipe peut-elle à ce point perdre en deuxième période le fil d'un match qu'elle semblait maîtriser avant la pause? C'est le difficile examen de conscience auquel le FC Sion doit se livrer après avoir traversé les 45 dernières minutes en fantôme. Moins que le réveil du FC Lucerne, qui n'est pas fondamentalement devenu meilleur, c'est la cassure des visiteurs, soudainement amorphes parce qu'inexistants, qui a favorisé la victoire – méritée, il convient de le préciser – des protégés de Thomas Häberli. «On a été puni mentalement, pestait Pajtim Kasami. Ce match, on l'a donné»

Héritant du brassard après les forfaits sur blessure du capitaine Kouassi et de Fickentscher (son suppléant), l'homme du couloir droit a vu sa formation s'éteindre après la pause. Il en a résulté des oublis défensifs qui ne devraient pas se produire à ce niveau-là. «Chacun doit défendre sa zone, reprend Kasami. Il apparaît clair que l'on en a tous pas fait assez pour ramener quelque chose () A la fin, ce sont les points qui comptent. En foot, jouer 45 minutes ne suffit pas»

Henchoz se sait sous pression

A la Swissporarena, Stéphane Henchoz lui-même peinait à s'expliquer l'effacement du FC Sion au retour des vestiaires. «Cette baisse de régime est difficile à justifier, lâchait le coach neuchâtelois, apparu aussi affecté que fataliste. Ce que l'on avait bien fait jusque-là, on l'a moins bien fait, avec des problèmes de concentration. Le mental est essentiel à ce niveau. Le moral de l'équipe a été affecté par les deux buts rapidement concédés. Le 2-1 nous a fait plus mal qu'il aurait dû, car il restait une demi-heure pour revenir Il faut des leaders pour secouer le cocotier. Mais cette réaction n'est pas venue.»

Au niveau des comptes, ils sont mauvais, ce qui fragilise d'autant la position du technicien fribourgeois. «Quatre défaites de suite, on est dans le dur, on ne va pas dire autre chose.» Plus que jamais depuis son arrivée en Valais, Henchoz se sait sous pression avant le derby romand des perdants qui opposera samedi soir Sion et Servette. «La pression, on a l'habitude de vivre avec. Dès fois, il y en a un petit peu plus» Et parfois même beaucoup plus. Car oui, on peut certainement «survivre» à quatre revers consécutifs. Mais il n'en faudrait sans doute pas un cinquième Nicolas Jacquier, Lucerne

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(Sport-Center)