Match amical

06 juin 2011 23:47; Act: 06.06.2011 23:55 Print

La France bat l'Ukraine 4-1

Grâce à trois buts dans les cinq dernières minutes des deux néophytes, Marvin Martin et Younès Kaboul, l'équipe de France a dominé l'Ukraine, lundi soir à Donetsk à l'occasion du premier des deux matches amicaux face aux deux pays organisateurs de l'Euro 2012, l'Ukraine et la Pologne.

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Le milieu de terrrain français Marvin Martin est félicité par ses deux coéquipiers. (Photo: AFP)

Une faute?

La sélection tricolore voulait à tout prix effacer la mauvaise impression née de son match nul (1-1) en Bélarus, vendredi dernier pour sa dernière sortie de la saison dans les éliminatoires de l'Euro 2012 mais elle mis beaucoup de temps à parvenir à ses fins.

Après une première période soporifique les Ukrainiens ont ouvert le score par Anatoli Timouchtchouk (53e) avant l'égalisation immédiate de Kevin Gameiro qui inscrivait son premier but en bleu. C'était la soirée des premières dans le camp français car dans le money-time Marvin Martin et Younès Kaboul, tous deux lancés dans le grand bain international à cette occasion, frappaient à trois reprises. Martin signait un doublé (87e et 90e 2) et Kaboul un but de la tête à la réception d'un corner de Matin (89e).

«On a vu de la fraîcheur, des joueurs qui ont fêté leur première sélection de la meilleure des manières. C'est rafraîchissant et cela prouve que personne n'est assuré de quoi que ce soit dans cette équipe. Il y a des jeunes derrière qui ont envie de bousculer les choses», s'est félicité le sélectionneur Laurent Blanc au micro de TF1.

Jeudi la sélection tricolore terminera sa tournée à l'Est en affrontant la Pologne à Varsovie

Après la très décevante sortie en Bélarus, Laurent Blanc avait donné en grand coup de balai et procédé à dix changements. Seul Mamadou Sakho conservait sa place en défense centrale où il était associé à Younès Kaboul qui honorait sa première sélection.

Dans ces conditions la formation tricolore avait du mal à s'organiser pour porter le jeu vers l'avant. Les pertes de balles étaient nombreuses et le Lorientais Kevin Gameiro, placé à la pointe de l'attaque pour sa première titularisation, attendait vainement les bonnes munitions. Seul Jérémy Menez semblait en mesure de lui en fournir. Il était en tout cas, par ses accélérations et ses dribbles, le principal animateur du jeu français.

Comme les Ukrainiens avaient tout autant de mal à être efficaces dans les 30 derniers mètres pour inquiéter Steve Mandanda, promu capitaine pour cette rencontre, le marchand de sable passait dans les travées de la Dombass Arena, magnifique écrin sonnant le vide.

Il fallait attendre la 40e minute pour voir Oleh Gusev se procurer la première véritable occasion de la rencontre sur une frappe à vingt mètres qui fuyait le cadre. La France répliquait juste avant la pause. Loïc Rémy trouvait Gameiro dont le tir était détourné par Andrei Pyatov (45e 1).

La partie s'emballait après dix minutes en seconde période. Suite à une balle perdue par les Bleus au centre du terrain Anatoli Timouchtchouk héritait du ballon. Le capitaine ukranien s'avançait à 35 mètres de la cage et, comme il n'était pas attaqué, il décochait une frappe tournante dont Mandanda appréciait mal la trajectoire et se faisait prendre à contre-pied (53e).

Cette réalisation avait le mérite de secouer les Tricolores. Dans la foulée Gameiro, encore servi par Rémy, frappait sur Pyatov (54e). Le Lorientais corrigeait le tir peu de temps après. Dans un premier temps il manquait son une/deux avec Rémy mais, en ayant la chance de récupérer la balle contrée par un Ukrainien, il faisait étalage de son sens du but en expédiant une frappe qui, cette fois, finissait dans les filets (58e).

Après cette égalisation, Blanc faisait progressivement rentrer plusieurs de ses cadres. Il changeait notamment son triangle d'attaque en intégrant Florent Malouda, Franck Ribéry et Karim Benzema, le moins décevant des Bleus, vendredi soir à Minsk.

Ces apports dynamisaient les Tricolores qui finissaient par faire exploser l'Ukraine. Entré en jeu en un quart d'heure de la fin pour sa première sélection, le Sochalien Marvin Martin était dans tous les coups. Tellement à l'aise qu'il prenait sa chance de loin et plaçait sa balle dans le soupirail hors de portée Pyatov (87e).

Les Bleus devenaient euphoriques quand sur un corner de Martin, Kaboul plaçait sa tête pour le troisième but français. Et Martin venait aggraver l'addition avec beaucoup de maîtrise dans le temps additionnel (90e 2), imitant un certain Zinedine Zidane, lui aussi auteur d'un doublé pour sa première sélection.

(ap)