Football - FIFA19

11 octobre 2018 20:33; Act: 12.10.2018 01:07 Print

La référence à l’épreuve du championnat de Suisse

par Robin Carrel/Tim - Le jeu de football le plus vendu du monde a ses limites au niveau des joueurs de Super League. On en a sondé quelques-uns.

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Charles-André Doudin en vrai.

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FIFA 19, ses Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Kylian Mbappé et compagnie, tous pixélisés au millimètre. FIFA 19, ses notes étudiées et analysées de près, mises à jours toute l'année et qui créent le débat parmi les joueurs eux-mêmes, qui ne manquent pas de s'en plaindre directement sur les réseaux sociaux ou les plateaux TV, si celles-ci ne leurs plaisent pas. FIFA 19, ce jeu censé être ultra-réaliste, mais qui connaît des fois des bugs et dont les compilations font rire internet.

Hat-trick à Buffon

Mais FIFA 19, ce n'est pas que ça. Ce jeu, c'est aussi la possibilité pour des joueurs du coin d'évoluer avec leur propre avatar. L'instant pour Freddy Mveng (FC Sion), Max Veloso, Charles-André Doudin (Neuchâtel Xamax) ou Benjamin Kololli (FC Zurich) de pouvoir se prendre impunément des cartons rouges ou de marquer des hat-tricks à Gianluigi Buffon en mode amateur ou plus difficile, en cas de maîtrise absolue de la manette.

Sauf que quand on évolue dans le championnat de Suisse, il y a vite quelques surprises à l'heure de découvrir son «moi» virtuel. D'aucuns ont même fini par tirer la prise, déçus par ce 26e opus de la franchise d'EA Sport qui était en 2015, par exemple, le «produit culturel le plus vendu du monde» (si, si…), avec 1,3 millions d'exemplaires vendus, devant tous les films, livres ou albums imaginables. «A l'époque, j'y jouais régulièrement, nous explique Max Veloso. Mais depuis une année ou deux, je n'y joue plus que sporadiquement.»

«Jusqu'aux genoux»

«Je ne joue jamais, indique pour sa part Benjamin Kolloli, qui a choisi d'autres occupations depuis FIFA 17. Maintenant, je suis plus jeux à la première personne, d'aventures et de guerre comme Call of Duty, par exemple. Mon joueur n'a rien à voir avec la réalité. La tête ne me ressemble pas du tout. Sinon, au niveau des chaussettes et jusqu'aux genoux, c'est assez bien. Les chaussures correspondent également...» «Plus jeune, je jouais de manière assidue. Maintenant beaucoup moins, mais un petit match FIFA de temps en temps ne fait pas de mal», affirme quant à lui Freddy Mveng.

Veloso, lui, trouve que, globalement, c'est toute la Super League qui a été sous-estimée par les éditeurs d'Eletronic Arts. «De manière générale, je trouve les moyennes de toutes les équipes suisses trop basses. Donc cela concerne également le Max Veloso du jeu. Sinon, je ressemble pas mal au personnage du jeu. Mais je me serais sans doute créé plus technique», rigole le Neuchâtelois. «Mes notes sont décevantes, se gondole pour sa part Mveng. Mais bon je me console en me disant que j’ai plus d’agilité que Messi dans le jeu… C’est normal que les joueurs des grands championnats soient mieux dessinés. Je crois que EA Sport se déplace même dans certains clubs pour avoir des données plus précises des joueurs.»