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11 octobre 2018 17:42; Act: 11.10.2018 20:16 Print

Le Real refuse d'être mêlé à l'affaire Ronaldo

Le club madrilène a pris ses distances, jeudi, avec le scandale des accusations de viol contre la star portugaise.

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(Photo: AFP)

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Le Real Madrid, ancien club de Cristiano Ronaldo, a publié jeudi un communiqué inhabituel pour prendre ses distances avec l'affaire des accusations de viol contre l'attaquant portugais, assurant n'avoir «connaissance d'aucun fait» dans ce dossier.

Dans ce communiqué, le Real annonce porter plainte contre le quotidien portugais Correio da Manhã après un article publié mercredi: le journal écrivait qu'une des lignes de défense du footballeur pourrait consister à alléguer des pressions du club madrilène, qui venait de recruter Ronaldo, pour justifier l'accord de confidentialité passé avec l'accusatrice.

«Le Real Madrid communique qu'il a entrepris des actions légales contre le quotidien portugais «Correio da Manhã» pour la publication d'une information entièrement fausse et qui atteint gravement l'image de notre club», fait valoir le Real, exigeant une «rectification totale».

Le club ajoute n'avoir «connaissance d'aucun fait qui se réfère à ce que dit ce journal» et assure n'avoir par conséquent pu exercer la moindre intervention sur un sujet que la direction du Real «ne connaît absolument pas».

Invité à réagir au micro de la radio portugaise TSF, Carlos Rodrigues, directeur du Correio da Manha, a affirmé que son journal avait la «conscience tranquille» et maintenait tout ce qu'il avait publié.

«Nous avons fait notre travail», a-t-il dit. «Nous attendons les actions qui seront engagées par le Real Madrid. Nous défendrons notre travail. L'information a été correctement vérifiée. Nous sommes absolument certains de la qualité de l'information publiée.»

Tourmente

Pour rappel, Ronaldo (33 ans), transféré cet été de Madrid à la Juventus Turin, est dans la tourmente après la réouverture la semaine dernière à Las Vegas d'une enquête de police sur les accusations portées par Kathryn Mayorga, 34 ans aujourd'hui, qui affirme dans une plainte au civil avoir été violée par le footballeur le 13 juin 2009.

Dans un communiqué publié mercredi, un de ses avocats, répétant que Ronaldo niait «fermement toutes les accusations», a même affirmé que des documents reproduits dans les médias ces derniers jours et qui contiennent des «déclarations supposées» de Ronaldo «sont de pures inventions».

Plusieurs médias ont reproduit un document présenté comme l'accord prévoyant le versement de 375'000 dollars à Kathryn Mayorga en échange de son silence.

Les certitudes du «Spiegel»

«En 2015, des dizaines d'entités en Europe ont vu leurs données pillées par des pirates informatiques», a souligné Me Peter Christiansen dans un communiqué. «Un organe de presse a fini par publier de manière irresponsable certains documents volés, dont une partie importante a été modifiée et/ou complètement fabriquée», a-t-il poursuivi dans une allusion à Der Spiegel qui a lancé l'affaire.

Contacté par l'AFP, l'hebdomadaire allemand a maintenu ses informations. «Notre article est méticuleusement approfondi. Nous disposons de centaines de documents provenant de différentes sources qui appuient notre reportage. Nous n'avons aucune raison de penser que ces documents ne sont pas authentiques», a déclaré le magazine dans un courrier électronique.

Ronaldo avait été cité fin 2016 dans le cadre des révélations des «FootballLeaks», une enquête collaborative de plusieurs médias européens. D'après des médias portugais, ces fuites de documents avaient non seulement mis au jour des soupçons d'évasion ou d'optimisation fiscale, mais également des affaires comme l'accusation de viol visant Ronaldo.

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(nxp/afp)