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07 février 2019 13:45; Act: 07.02.2019 13:47 Print

Les défis complexes de Ceferin à l'UEFA

Le Slovène de 51 ans a été réélu président par acclamation, ce jeudi lors du Congrès de Rome.

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Aleksander Ceferin était seul candidat à sa propre réélection. (Photo: Keystone)

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Réélu jeudi président de l'UEFA par acclamation, le Slovène Aleksander Ceferin a désormais un mandat complet de quatre ans pour affronter les «défis complexes» qui attendent l'Europe du football, dont les relations avec la FIFA restent tendues.

Agé de 51 ans, Ceferin avait été élu en septembre 2016 en remplacement de Michel Platini, suspendu de toute activité liée au football. Seul candidat jeudi lors du congrès organisé dans un grand hôtel des hauteurs de Rome, il a été réélu sans vote, sous les applaudissements des représentants des 55 fédérations européennes.

«On doit faire plus»

«Que va-t-il se passer maintenant? C'est la question que beaucoup se posaient quand j'ai été élu il y a deux ans et demi. C'était une question légitime et pertinente et je me la suis posée moi-même. C'était un peu un saut dans l'inconnu», a reconnu le Slovène avant son élection.

Lors de son deuxième discours, une fois réélu, il a reposé la même question. «Elle est toujours légitime et pertinente. Que va-t-il se passer maintenant? Mais je la pose avec j'espère moins de doutes et de scepticisme.»

«Nous ne devons pas permettre que nos succès récents mais de court terme cachent les défis beaucoup plus complexes qui nous attendent. Ça n'est pas assez, on ne doit pas se reposer sur nos lauriers. On doit faire plus», a-t-il lancé comme première promesse de président élu.

Alors que l'UEFA et la FIFA s'opposent sur divers projets portés par l'instance mondiale, notamment une Coupe du monde des clubs élargie de 7 à 24 et une Ligue mondiale des nations, Ceferin a également assuré que sa Confédération serait «une source d'idées constructives pour la fifa , et pas une source d'opposition».

«Rattraper le temps perdu»

Gianni Infantino, patron du football mondial présent à Rome, a également tendu la main au Slovène: «On doit être innovants. On doit continuer à se développer. Ça ne peut se faire que si on travaille ensemble, si on discute, si on débat. Essayons de trouver ce qu'on doit faire ensemble pour rattraper le temps perdu.»

«Nous sommes prêts à travailler avec la FIFA pour que le football reste le sport No 1», a ajouté Ceferin, en prévenant tout de même qu'il comptait «défendre rigoureusement» les intérêts des fédérations et des clubs européens sur la question du calendrier international.

Ce dossier du calendrier international est l'un des plus importants aux yeux d'Andrea Agnelli, le président de la Juventus Turin et de l'ECA (le syndicat européen des clubs, ndlr), dont le partenariat avec l'UEFA a été encore renforcé mercredi par la signature d'un nouveau protocole d'entente.

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(nxp)