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18 juin 2019 10:23; Act: 18.06.2019 15:18 Print

Platini «n'a strictement rien à se reprocher»

Soupçonné de corruption dans l'affaire de l'attribution du Mondial 2022 au Qatar, l'ex-président de l'UEFA est en garde à vue.

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C'est «Mediapart» et Le Monde qui sortent l'information. Convoqué pour être entendu comme témoin, Michel Platini a été placé en garde à vue mardi dans le cadre de l'enquête pour corruption sur l'attribution de la Coupe du monde au Qatar en 2022.

L'ex-capitaine de l'équipe de France se trouverait dans les locaux de l'Office anticorruption de la police judiciaire à Nanterre (Hauts-de-Seine). Le quotidien Le Monde écrit notamment que l'audition de l'ancien président de l'UEFA «visait des faits présumés de corruption active et passive de personne n'exerçant pas de fonction publique».

Le camp Platini réagit

Michel Platini «n'a strictement rien à se reprocher et affirme être totalement étranger à des faits qui le dépassent», ont indiqué ses conseillers. Il «ne s'agit en aucun cas d'une arrestation, mais d'une audition comme témoin dans le cadre voulu par les enquêteurs, cadre qui permet d'éviter que toutes les personnes entendues, puis confrontées, ne puissent se concerter en dehors de la procédure», peut-on lire dans ce communiqué.

Michel Platini «s'exprime sereinement et précisément, répond à toutes les questions, y compris celles sur les conditions d'attribution de l'Euro 2016, et a fourni des explications utiles». «Il est absolument confiant sur la suite», concluent ses conseils.

«Réunion secrète»

Le parquet national financier (PNF) a ouvert en 2016 une enquête préliminaire pour «corruption privée», «association de malfaiteurs», «trafic d'influence et recel de trafic d'influence» autour des conditions d'attribution par la Fédération internationale de football (FIFA), des Coupes du monde 2018 en Russie et 2022 au Qatar.

La justice française s'intéresse en particulier à «une réunion secrète» au Palais de l'Elysée le 23 novembre 2010, à laquelle participaient Nicolas Sarkozy, le prince du Qatar, Tamim bin Hamad al-Thani, et Michel Platini alors président de l'UEFA et vice-président de la FIFA. Cette réunion avait été révélée par l'hebdomadaire «France Football».

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(afp)