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15 septembre 2019 11:15; Act: 15.09.2019 11:15 Print

Neymar prend cher pour son retour au Parc

C’était attendu et les fans parisiens n’ont pas «déçu». Le Brésilien a eu droit à des banderoles et des chants insultants, lors de la partie contre Strasbourg (1-0).

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Une des banderoles des ultras parisiens. (Photo: DR)

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Il a répondu sur le pré, en offrant trois points aux siens dans les arrêts de jeu. Mais le reste de la rencontre n’a pas dû être simple pour Neymar, qui a longtemps rêvé rejoindre le FC Barcelone cet été. Malheureusement pour lui, le Brésilien a dû rester en Ligue 1 et les fans parisiens ne lui ont pas encore pardonné ses incartades, sur les réseaux sociaux notamment.

«C’était un match comme un autre, a-t-il assuré samedi, après avoir inscrit le but décisif. J’ai déjà été insulté dans d’autres stades, au Brésil, ou quand je jouais à l’extérieur. En France aussi, j’ai déjà été insulté. C’est dommage. Mais à partir de maintenant, je sais que je jouerai tous les matches comme si j’étais à l’extérieur…»

Car l’international auriverde a «pris cher», pour son premier match de la saison au Parc des Princes. Le joueur a d’abord été sifflé lors de l’annonce des joueurs par le speaker. Le «Collectif Ultras Paris» a ensuite enchaîné les chants à son encontre («Neymar hijo de p***», déjà entendus contre Nîmes), avant de sortir des banderoles pour le vilipender.

Les dirigeants du PSG avaient pourtant rencontré le «C.U.P.» cette semaine, leur interdisant ce genre de calicots. Rien n’y a fait. Le texte «20 millions pour rejoindre Messi, pas de p***** à Paris», a d’abord été sorti, en référence à la somme que Neymar aurait été prêt à mettre de sa poche pour faciliter son propre transfert. «Neymlar Sr, venda tu filho na vila mimosa», a ensuite été brandi, pour rappeler le quartier réputé pour être celui de la prostitution à Rio.

«On sait tous ce qui s'est passé. Je comprends que ce soit très difficile pour eux, a tenté de calmer le ‘Ney’. Mais aujourd'hui, je suis un joueur de Paris et s'ils veulent continuer à m'insulter, pas de problème. Il y a plus de 25 joueurs dans l'équipe. On ne peut pas se focaliser sur un seul et oublier les autres. Il faut supporter le club. Quand les supporters sont derrière l'équipe, nous sommes plus forts.»

(Sport-Center)