Football - Angleterre

16 mai 2019 06:37; Act: 16.05.2019 06:46 Print

Son a désespérément besoin d'un fils...

Le Coréen de Tottenham a été élevé à la dure et son père veut qu’il attende la fin de sa carrière pour avoir des enfants. Du coup, il compense comme il peut.

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«Quand j’avais dix ans, mon père nous imposait quatre heures de jonglage. Après trois heures, je voyais trois ballons et le sol était rouge! J'étais tellement fatigué. Il était tellement en colère. Je pense que c'était la meilleure histoire et on en parle encore quand on est ensemble… Quatre heures à garder la balle sans qu'elle touche le sol. C'est dur, hein? Elle ne touchait pas le sol une seule fois!»

Dire que Son Heung-min a été élevé «à la dure» n’est qu’un doux euphémisme. Son géniteur voulait absolument qu’il réussisse et l’attaquant touche au but, avec une finale de Champions League face à Liverpool dans le viseur. Mais il n’y a pas que sa jeunesse qui était entièrement dévolue au ballon rond. Aujourd’hui encore, le Sud-Coréen s’interdit des petits bonheurs sur l’autel de sa carrière.

«Quand on se marie, la priorité devient la famille, sa femme, les enfants; le football passe après, a-t-il confié au Guardian le mois dernier. Je veux être sûr que tant que je joue au top niveau, comme le dit mon père, car le football doit rester la priorité No 1. On ne sait pas combien de temps on peut rester au top niveau. Quand je serai à la retraite, ou quand j’aurai 33 ou 34 ans, j’aurai tout le temps de me consacrer à ma famille.»

Du coup, le joueur se «venge» sur les enfants de ses coéquipiers à Tottenham. Erik Lamela, Serge Aurier, Christian Eriksen, Erik Dier, Hugo Lloris et un entraîneur-adjoint ont vu Son venir faire des «gouzis-gouzis» à leur progéniture, après le nul de dimanche dernier face à Everton (2-2). L’attaquant de 26 ans a ensuite erré comme une âme en peine sur la pelouse, seul.

Courage! Plus que sept ou huit ans à attendre…

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(Sport-Center/rca)